Covid-19 : les tests salivaires expérimentés dans une école de Paris

Covid-19 : les tests salivaires expérimentés dans une école de Paris
Des prélèvements devant être analysés dans un laboratoire de Nantes.

, publié le jeudi 11 février 2021 à 12h35

Cette expérimentation devrait ouvrir la voie à des dépistages conséquents à la rentrée des vacances scolaires.

Moins douloureux, plus simples à mettre en oeuvre et utilisables sur les personnes sans symptômes, des tests salivaires pour détecter le Covid-19 vont être expérimentés dans une école du 13e arrondissement de Paris. Une campagne de dépistage salivaire va y être lancée ce jeudi 11 février dans l'après-midi, en présence du Premier ministre Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran. 



Cette technique, qui a reçu le feu vert de la Haute autorité de santé (HAS) jeudi, est moins douloureuse que le prélèvement nasal, puisqu'elle consiste en un prélèvement par crachat.

Pour les enfants de moins de six ans, qui ne savent pas forcément cracher, il y a la possibilité de recueillir la salive à l'aide d'une petite pipette. 

Le recueil de la salive peut se faire en laboratoire ou à domicile dans un tube fourni dans un kit de prélèvement, à ne pas mettre ensuite au réfrigérateur. Ce prélèvement ne doit pas être fait dans les 30 minutes après avoir mangé, fumé ou s'être lavé les dents. L'échantillon doit ensuite être remis à un laboratoire le plus rapidement possible et au plus tard dans les cinq heures. Les résultats sont connus quelques heures plus tard.

"Ces tests salivaires étaient déjà autorisé (et remboursés, ndlr) sur des personnes avec symptômes en deuxième intention, c'est-à-dire essentiellement quand le test naso-pharyngé est difficile ou mal toléré", a spécifié la Pr Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la HAS jeudi. "Aujourd'hui, nous les étendons à deux autres indications" : les "personnes contact également en deuxième intention" et "surtout au dépistage itératif (répété, ndlr) dans des populations ciblées telles que les écoles, les universités, les ehpad, les personnel soignants", a-t-elle précisé. "Leur très bonne acceptabilité et leur bon niveau de performance sont particulièrement adaptés à ce type de dépistage, et en particulier à leur répétition", a-t-elle ajouté.

L'expérimentation lancée jeudi doit ouvrir la voie à des dépistages de masse à la rentrée des vacances scolaires. Avec ces tests salivaires, "nous allons multiplier les opérations collectives de dépistage, notamment en direction des établissements scolaires (...), mais également des universités", avait annoncé Olivier Véran le 4 février lors d'une conférence de presse. 200.000 à 300.000 tests pourraient ainsi être effectués chaque semaine dès la rentrée des vacances d'hiver, a précisé mercredi le ministre.
 

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