Covid-19 : les premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech sont arrivées en France

Covid-19 : les premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech sont arrivées en France
Les boîtes contenant les doses du vaccin Pfizer/BioNTech ont été acheminées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris.

, publié le samedi 26 décembre 2020 à 07h38

Les doses du vaccin, développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech, ont été acheminées ce samedi 26 décembre, peu avant 7h00 à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne.

Un "outil important qui va protéger vraiment mieux les personnes à risque", selon Sylvie Briand, directrice du département pandémies et épidémies de l'OMS, interrogée par BFMTV mi-décembre. Elle parlait évidemment du vaccin, et bonne nouvelle ce samedi 26 décembre : les premières doses du vaccin contre le Covid-19 sont arrivées en France.


Les doses de ce vaccin, développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech, ont été acheminées samedi 26 décembre, peu avant 7h00 à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"C'est historique, il s'agit des toute premières doses", s'est réjoui le chef du pôle pharmacie hospitalière des Hôpitaux de Paris, Franck Huet.

A la pharmacie centrale de l'AP-HP, le produit était reconditionné samedi matin avant sa réexpédition vers l'unité de soins de longue durée de l'hôpital René-Muret de Sevran et le centre gériatrique de Champmaillot au CHU de Dijon. Six flacons seront livrés en Bourgogne, trois en Seine-Saint-Denis, selon l'AP-HP.

L'arrivée dans l'UE du vaccin Pfizer-BioNTech a été validée lundi par l'Agence européenne du médicament. Le feu vert français a ensuite été délivré jeudi par la Haute autorité de santé (HAS).

La vaccination commencera dimanche 27 décembre en France, où plus de 62.000 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus, comme dans toute l'Union européenne.

Défiance vaccinale

Une campagne de vaccination qui intervient dans un contexte de défiance de la population. En effet, en France, seule la moitié (53%) des personnes interrogées en novembre veut se faire vacciner, contre deux tiers (64%) en juillet, selon un sondage sur 2.000 personnes dévoilé début décembre par l'agence sanitaire Santé publique France. Parmi les raisons invoquées, "les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs" ou "je suis contre la vaccination en général", un discours récurrent dans un pays régulièrement classé parmi les plus méfiants envers les vaccins.

La directrice du département pandémies et épidémies de l'OMS rappelait pourtant, toujours sur BFMTV, l'importance du vaccin dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. "Ca ne va pas, au début, nécessairement tout révolutionner. Mais ça peut quand même protéger de façon très efficace les personnes qui sont le plus à risques de faire une maladie grave et d'en mourrir. Je pense que c'est un outil important, qui va certainement changer beaucoup la donne, parce que ça va permettre de protéger vraiment mieux les personnes à risque", avait-elle estimé.

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