Covid-19 : les personnes obèses pourront se faire vacciner "à compter du 1er mai", annonce Emmanuel Macron

Covid-19 : les personnes obèses pourront se faire vacciner "à compter du 1er mai", annonce Emmanuel Macron©Lindsey Parnaby / AFP

publié le jeudi 29 avril 2021 à 16h20

Le président a en revanche exclu pour le moment d'ouvrir la vaccination à tous.

Alors que les personnes atteintes d'obésité ont deux fois plus de risque d'être hospitalisées en cas de contamination au Covid-19, selon la fédération mondiale de l'obésité, la vaccination sera étendue "à compter du 1er mai" à toutes les personnes de plus de 18 ans "qui ont une surcharge pondérale sérieuse", soit un indice de masse corporelle supérieur à 30, a annoncé Emmanuel Macron dans un entretien à la presse régionale rendu public jeudi 29 avril.



"J'invite les 2,3 millions de Français concernés à se rendre dans les centres de vaccination dès ce week-end", a ajouté le chef de l'Etat qui a exclu pour le moment d'ouvrir la vaccination à tous, malgré les demandes de plusieurs médecins et élus. "Ca devient absurde de refuser des vaccinations alors qu'il y a des vaccins disponibles", estimait par exemple sur France Inter l'infectiologue au CHU de Grenoble Jean-Paul Stahl, en déplorant une "lourdeur administrative".

Le gouvernement a indiqué préférer "aller chercher" les personnes prioritaires non encore vaccinées. "Si on se fixe une cible de 80% d'une tranche d'âge qui doit être vaccinée pour être protégée, il y a encore 4,3 millions de Français qui relèvent de la vaccination qui n'ont pas encore été vaccinés", expliquait mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.

La vaccination est pour l'instant ouverte aux personnes de plus de 55 ans, aux 50-54 ans les plus fragiles ainsi qu'à certaines professions, personnes à risque et femmes enceintes. Certaines personnes plus jeunes réussissent à se faire vacciner avec les doses restantes arrivées à date de péremption.

Mercredi soir, le ministère de la Santé indiquait que 14,9 millions de personnes avaient reçu au moins une première dose de vaccin, ce qui représente 22% de la population française et 28% de la population majeure. 

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