Covid-19 : les personnes ayant été infectées développent une immunité qui peut durer plusieurs années

Covid-19 : les personnes ayant été infectées développent une immunité qui peut durer plusieurs années©Sameer Al-DOUMY / AFP

publié le dimanche 13 juin 2021 à 21h17

"La meilleure configuration, ce sont les gens qui ont eu une forme modérée du Covid-19, suivie d'une injection de vaccin : ce sont les cadors de la réponse immunitaire face au SARS-CoV-2", a affirmé, selon Le Monde, Guy Gorochov, responsable du centre d'immunologie et des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Les personnes ayant déjà été infectées de manière naturelle par le Covid-19 sont protégées durant au moins un an, voire plusieurs années. Après une seule injection de vaccin, l'immunité est renforcée, elle est même "extrêmement robuste, capable de résister aux nouveaux variants", détaille Le Monde ce dimanche 13 juin.

Voilà ce que démontrent des publications parues en mai consacrées au sujet, citées par le journal.



Selon l'équipe de Samira Fafi-Kremer, directrice de l'institut de virologie de Strasbourg, qui a piloté une étude publiée mi-mai sur les personnels de santé du CHU de la ville, la présence d'anticorps est détectable dans l'organisme jusqu'à 13 mois après l'exposition au virus, puis diminuent rapidement dans les sept mois après l'infection avant de se stabiliser à un niveau "plus bas mais constant".

"C'est une très bonne nouvelle"

"On savait que les taux d'anticorps ne restent jamais très hauts dans le sang, mais comme c'est un virus respiratoire et qu'on ne suit pas en général leur sérologie dans le temps, personne n'osait trop s'avancer sur le sujet. Là, on observe finalement que les anticorps restent stables de manière persistante et c'est une très bonne nouvelle", s'est réjouie Samira Fafi-Kremer, citée par Le Monde.

Selon Jean-Daniel Lelièvre, chef du service d'immunologie clinique et des maladies infectieuses à l'hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), "globalement, la réponse qui se met en place après une infection semble être de qualité. Toutes ces données sont plutôt rassurantes sur l'immunité anti-SARS-CoV-2".

Néanmoins, nous ne sommes pas tous égaux face au virus. En effet, d'après l'étude menée par Ali H. Ellebedy, certains ne gardent que des niveaux très bas niveaux d'anticorps. "Même si vous êtes infecté, cela ne signifie pas que vous avez une super réponse immunitaire", a-t-il résumé dans The New York Times, toujours selon Le Monde. Ainsi, pour lui, une précédente infection au virus ne dispense pas d'une injection de vaccin.

"Clairement, la meilleure configuration, ce sont les gens qui ont eu une forme modérée du Covid-19, suivie d'une injection de vaccin : ce sont les cadors de la réponse immunitaire face au SARS-CoV-2", a confirmé, selon le journal, Guy Gorochov, responsable du centre d'immunologie et des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

30 millions de primo-vaccinés

Samedi 12 juin, la barre symbolique des 30 millions de primo-vaccinés a été franchie, tandis que les Français profitaient de leur premier week-end avec des soirées jusqu'à 23h00 sur fond de décrue des nouvelles contaminations.

"Objectif atteint ! Merci à tous ceux qui se mobilisent pour la vaccination", a déclaré le chef du gouvernement Jean Castex sur Twitter alors que le chiffre de 30 millions de primo-injectés était initialement attendu pour mardi prochain.


L'amélioration de la situation sanitaire et la levée progressive des restrictions dans la vie quotidienne ne doivent pas s'accompagner d'un relâchement de la vigilance, martèlent les autorités sanitaires.

Des opérations de vaccination ciblées étaient prévues ce week-end en Alsace, après la détection d'un "cluster au variant Delta (dit indien)" - considéré comme plus contagieux - au sein de la Haute Ecole des Arts du Rhin, à Strasbourg, qui a été fermée.

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