Covid-19 : les mineurs vont être le "gros moteur de la quatrième vague", selon Rémi Salomon

Covid-19 : les mineurs vont être le "gros moteur de la quatrième vague", selon Rémi Salomon
Depuis la mi-juin, 31,8% des 12-17 ans français ont reçu au moins une dose de vaccin (illustration)

publié le jeudi 29 juillet 2021 à 11h08

Un mois avant la rentrée scolaire, la vaccination des 12-17 ans demeure un des grands enjeux sanitaires de l'été.

"C'est eux qui vont être le gros moteur de la quatrième vague". A l'antenne de franceinfo, le professeur Rémi Salomon a insisté sur l'importance de la vaccination des plus jeunes contre le Covid-19, qui seront les plus touchés par les contaminations en cette fin d'été. Le professeur s'est appuyé les projections des autorités sanitaires établies pour le mois d'août : "Plus de la moitié des contaminations se feront chez les moins de 17 ans.

Donc il faut aussi qu'ils soient vaccinés à partir de l'âge de 12 ans", a déclaré le Président de la Commission Médicale de l'AP-HP, jeudi 29 juillet.


Si l'impact reste pour l'heure "très modéré" dans les hôpitaux parisiens, "on voit revenir des patients" avec des formes graves, met-il en garde. "On est frappés de voir que ce sont des patients (à la fois) pas vaccinés et qui sont un peu plus jeunes que lors des précédentes vagues. C'est assez logique puisque les jeunes sont moins vaccinés que les plus anciens. On se dit que ce sont des hospitalisations qu'on aurait pu éviter".

Dans cette perspective, la Haute autorité de santé (HAS) a donné mercredi 28 juillet son feu vert à l'utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans, qui devient ainsi le deuxième vaccin, après le Pfizer, à pouvoir être administré dans cette tranche d'âge. L'autorité a recommandé la vaccination à partir de 12 ans, "en priorité chez les adolescents présentant une comorbidité ou appartenant à l'entourage d'une personne immunodéprimée" et "chez les adolescents sans comorbidité afin de diminuer la circulation virale, de normaliser leur vie sociale et maintenir leur accès à l'éducation". L'objectif de la vaccination des adolescents est "d'obtenir un niveau de couverture élevée dans l'ensemble des classes d'âge", a expliqué la HAS, afin d'accroître le seuil d'immunité de la population.

Emmanuel Macron avait annoncé le 2 juin l'ouverture de la vaccination aux adolescents, peu après un feu vert de l'AEM à l'utilisation du vaccin Pfizer à partir de 12 ans, contre 16 ans auparavant. Pour l'administration du Moderna aux 12-17 ans, l'autorisation européenne est intervenue le 24 juillet. Depuis la mi-juin, 31,8% des 12-17 ans français ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid, et 11,6% sont complètement vaccinés.

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