Covid-19 : les hôpitaux des armées vont vacciner jusqu'à 50.000 personnes par semaine

Covid-19 : les hôpitaux des armées vont vacciner jusqu'à 50.000 personnes par semaine
Des militaires préparent l'ouverture d'une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse, lors de la première vague, en mars 2020.

publié le dimanche 04 avril 2021 à 07h45

Les hôpitaux militaires vont augmenter leurs capacités d'accueil pour participer à l'accélération de la campagne vaccinale promise par le gouvernement. 

La campagne vaccinale française s'accélère encore avec la mise à contribution des hôpitaux d'instruction des armées (HIA). "Dès le 6 avril, 7 hôpitaux d'instruction des armées (sur 8, ndr) augmenteront leurs capacités d'accueil pour vacciner la population française" et "devraient à terme être en mesure d'administrer jusqu'à 50.000 doses par semaine", a annoncé samedi 3 avril le ministère des Armées dans un communiqué. A la fin mars, quelque 24.176 doses de vaccins avaient été administrées par le service de santé des armées (SSA), dont un peu plus de 10.000 à des civils.



Les hôpitaux militaires concernés sont ceux situés en Île-de-France (HIA Bégin à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne et HIA Percy à Clamart dans les Hauts-de-Seine), en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (HIA Laveran à Marseille et HIA Sainte-Anne à Toulon), en Bretagne (HIA Clermont-Tonnerre à Brest), dans le Grand-Est (HIA Legouest à Metz) et  en Nouvelle-Aquitaine (HIA Robert-Picqué à Bordeaux). 

Engagées dans une course contre la montre, les autorités françaises misent sur une nouvelle accélération de la campagne vaccinale, avec une cadence promise de 400.000 injections quotidiennes tandis que les indicateurs continuent de se dégrader, avec 5.254 malades en réanimation vendredi soir. A date, 9 millions de personnes ont reçu au moins une première dose de vaccin et 3 millions de personnes ont reçu les deux doses nécessaires. Depuis le début de l'épidémie, plus de 96.000 décès ont été enregistrés en France.



La ministre des Armées Florence Parly "a également demandé aux armées de se tenir prêtes à déployer des centres militaires de vaccination en région, en fonction des besoins exprimés par le ministère de la Santé et des Solidarités", ajoute le communiqué. La localisation de ces centres sera définie en concertation avec les préfets et les autorités régionales de santé "dans les zones où cette capacité sera la plus utile", est-il précisé.

Le ministère des Armées avait par ailleurs annoncé jeudi que les hôpitaux d'instruction des armées allaient faire passer le nombre de leurs lits de réanimation de 90 lits à une centaine, pour participer à l'effort national d'accroissement de ces capacités.

Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient déjà contribué à l'effort collectif sous le parapluie de l'opération "Résilience" : ouverture d'une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse (Haut-Rhin), transfert de patients par voie aérienne ou encore convoyage de matériel médical et de renforts outre-mer.

En février dernier, le service de santé des armées a déployé un cinquantaine de ses personnels soignants en renfort à Mayotte, afin de gérer dix lits de réanimation supplémentaires au sein du centre hospitalier. Ces équipes, en cours de rapatriement en raison de l'amélioration de la situation sanitaire sur l'île, pourront être redéployées selon les besoins.
 

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