Covid-19 : les députés valident le pass sanitaire 

Covid-19 : les députés valident le pass sanitaire 
Photo d'illustration.

publié le mardi 11 mai 2021 à 07h16

Le pass sanitaire, largement critiqué par l'opposition et le Modem, sera d'abord réservé aux déplacements vers ou depuis l'étranger. Il subordonnera également l'accès à des grands rassemblements ou à certains lieux.  

Présentation d'un résultat négatif, justificatif de vaccination ou attestation de son rétablissement à la suite d'une contamination, voilà à quoi pourrait ressembler le pass sanitaire, validé lundi 10 mais dans la soirée par l'Assemblée nationale. L'outil a reçu le feu vert des députés au premier jour de l'examen d'un projet de loi qui doit desserrer le corset de l'état d'urgence sanitaire sans baisser la garde face au Covid.


"Une philosophie de contrôle sociale dangereuse"

D'abord réservé aux déplacements vers ou depuis l'étranger, ce pass Covid subordonnera l'accès à des grands rassemblements ou de certains lieux à la présentation soit d'un résultat négatif d'un dépistage virologique, soit d'un justificatif de vaccination soit d'une attestation de son rétablissement à la suite d'une contamination. Cette mesure-phare du texte introduite par le gouvernement a fait l'objet d'un tir de barrage des oppositions avec à la clef de longues discussions et de nombreux amendements de suppression ou de précision. Tous rejetés. "La logique que vous êtes entrain de nous annoncer c'est la gestion d'une société avec covid", a taclé le LFI Eric Coquerel. Le communiste Pierre Dharréville a dénoncé une "philosophie de contrôle sociale dangereuse". 


Pas de pass sanitaire pour les activités du quotidien 

"Le pass sanitaire doit nous permettre de rouvrir des établissements recevant du public, des festivals, des lieux de rassemblement. Si nous n'avions pas le pass sanitaire, nous devrions attendre beaucoup plus longtemps", a prévenu de son côté le secrétaire d'Etat en charge du numérique Cédric O.  "C'est la condition de la liberté", a aussi vanté le député LREM, Roland Lescure. "Le dispositif est entouré de garantie suffisante car il ne s'appliquera pas aux activités quotidiennes" (restaurants, cinémas, théâtre, etc), a rassuré le rapporteur LREM Jean-Pierre Pont. 

Les débats autour du "pass sanitaire" ont également permis aux partisans d'une réouverture des discothèques de donner de la voix. Le Modem Christophe Blanchet a demandé que le "pass sanitaire" puisse servir de sésame pour réouvrir des établissements contraints à la fermeture depuis 14 mois. Là aussi sans succès en raison du risque de contamination jugé trop "important". 



 Le groupe Modem qui avait souhaité apporter un certain nombre de clarifications sur cette question controversée du "pass" s'est dit "amer" et a laissé planer le doute sur son soutien final au texte, selon Philippe Latombe. Un vrai caillou dans la chaussure de la majorité. 

 

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