Covid-19 : les chiffres s'améliorent-ils dans les premiers départements confinés ?

Covid-19 : les chiffres s'améliorent-ils dans les premiers départements confinés ?©Pixabay

, publié le mercredi 07 avril 2021 à 20h52

Alors que l'ensemble du territoire est soumis à un troisième confinement depuis le 3 avril, 16 départements, dont l'Île-de-France, ont vu ces mesures renforcées s'appliquer dès les 20 mars. Plus de deux semaines plus tard, Les Echos font le point sur la situation sanitaire et les effets des restrictions de déplacements dans les premiers départements confinés.  

Confinés, déconfinés...

Tel est le rythme de vie des Français depuis désormais plus d'un an. Tout le pays est désormais soumis à un troisième confinement depuis le 3 avril dernier afin de faire face à la troisième vague de l'épidémie de Covid-19 qui sévit dans l'Hexagone. Avant cela, le gouvernement avait placé, depuis le 20 mars, 16 départements (l'intégralité de l'Île-de-France et des Hauts-de-France ainsi que les Alpes-Maritimes, l'Eure et la Seine-Maritime) sous ces mesures renforcées visant à limiter les déplacements. Après plus de deux semaines, Les Echos s'appuient sur les chiffres publiés chaque jour par Santé publique France et relatent qu'il existe un début de stabilisation de la transmission du virus.   

Dans les 16 départements concernés, le taux d'incidence, dont la moyenne nationale est proche de 400, se stabilise de manière générale autour de 600 cas pour 100 000 habitants. Les Echos précisent que d'après les derniers chiffres publiés concernant les 2 et 3 avril, une baisse est observée, bien que cela demande confirmation dans les prochains jours. Il n'est donc pas imprudent de constater une stabilisation de la transmission de l'épidémie. Il est en revanche trop tôt pour parler d'amélioration.   



Une évolution inégale dans les 16 départements  

Les Echos expliquent qu'il y a par exemple une nette baisse constante du taux d'incidence depuis au moins le 31 mars dans les Alpes-Maritimes (département confiné depuis le 3 mars) l'Eure, le Nord, le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Un constat qui diffère de celui fait pour l'Aisne, l'Oise, la Seine-Maritime, les Yvelines, la Somme, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise et à Paris. Du côté de Paris, justement, L'Express renseigne que le taux d'incidence y a seulement augmenté de 1% entre le 26 mars et le 2 avril, contre 18% la semaine précédente. Une évolution inégale, donc, bien que la tendance reste à confirmer en fonction de la publication des prochaines données épidémiques.  

Une chose est sûre : aucun taux d'incidence des 16 premiers départements confinés n'est inférieur à celui de la moyenne nationale, qui se situait à 402,5 cas pour 100 000 habitants au 3 avril, précisent Les Echos. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a en tout cas assuré le 4 avril dernier qu'un "début de stabilisation de l'épidémie" était observé, et a confié qu'il existe "des signaux qui peuvent rendre optimiste sur les mesures mises en place". Les Français sont-ils proches de voir la lumière au bout du tunnel ? 

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