Covid-19 : Le variant anglais représente "40 à 45 % des contaminations en Ile-de-France"

Covid-19 : Le variant anglais représente "40 à 45 % des contaminations en Ile-de-France"
Des tests PCR effectués le 19 janvier 2021 à Nantes.

publié le mardi 16 février 2021 à 11h40

Le variant anglais est également très présent dans les régions Aquitaine, Hauts-de-France et sur la Côte d'Azur, selon les criblages du laboratoire Cerba.

Les variants du Sars-COV-2 sont au cœur des préoccupations. Prendront-ils l'ascendants sur la souche classique du Covid-19 ? Si oui, quand le prendront-ils ? Pour l'heure, c'est le variant anglais qui gagne du terrain très rapidement.

Sylvie Cado, PDG du Cerba qui compte environ 500 laboratoires en France, invitée de Franceinfo lundi 15 février, a livré les résultats des criblages effectués par son groupe. "Nous avons à la demande du ministère de la santé monté, à la fin du mois de janvier, des tests de criblages qui permettent d'identifier les principaux variants à ce jour, le variant anglais, le variant sud-africain et le variant brésilien. Nous effectuons en moyenne 4 000 criblages par jour et sur ces 4 000 criblages nous trouvons en moyenne 35 % de variant anglais, 3 à 4 % de variants sud-africains et brésiliens", chiffre-t-elle.

Augmentation encore limitée des variants sud-africains et brésiliens

Sylvie Cado souligne l'augmentation rapide du nombre de cas de contaminations aux variants anglais ces dernières semaines. "On note depuis une quinzaine de jours, une évolution très significative du variant anglais. On note aussi une disparité géographique avec des zones géographiques qui se distinguent tout particulièrement et où le variant anglais est supérieur à 35 % (des cas de contaminations). Il s'agit de l'Ile-de-France, où le variant anglais grimpe à 40, 45 %. Il est aussi beaucoup plus élevé que la moyenne dans la région de la Côte d'Azur, comme la région Aquitaine et les Hauts-de-France", affirme-t-elle.

Concernant les variants brésiliens et sud-africain, "on sent une progression qui reste toutefois encore limitée, puisque 'on était à 2,5 % il y a une bonne semaine, on est désormais à 4 %", poursuit-elle.  La dirigeante du groupe ne peut toutefois pas être précise pour l'Est, où on sait que les variants sont très présents notamment en Moselle, d'où Cerba reçoit peut d'échantillons à analyser. 



Le laboratoire effectue également des séquençages, qui permettent d'identifier le génome du virus et ces éventuelles mutations. "Nous avons identifier un nouveau variant", annonce-t-elle. "Il n'aura peut-être pas de conséquences cliniques. mais en tout cas il est indispensable d'avoir cette surveillance épidémiologique constante (...) car il faut anticiper quels pourraient être les variants de demain".

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