Covid-19 : "Le vaccin protège à 95 % contre les formes graves", assure Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat

Covid-19 : "Le vaccin protège à 95 % contre les formes graves", assure Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat
Photo d'illustration

publié le lundi 12 juillet 2021 à 12h54

De son côté, Gilbert Deray, chef de service néphrologie à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, se déclarait lundi sur le plateau de France 2 favorable à la vaccination obligatoire dès 12 ans. 

Des chiffres qui remontent nettement, une quatrième vague qui semble inévitable. Dimanche, Michel Barnier (LR) et François Bayrou (Modem) ont tous deux plaidé pour rendre la vaccination obligatoire à tous les Français en âge d'être vaccinés, alors qu'Emmanuel Macron doit prendre la parole lundi 12 juillet dans la soirée.


"Encore 20 % des gens de plus de 60 ans qui ne sont pas vaccinés"

"Le vaccin protège à 95 % contre les formes grave", a répété Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat de Paris lundi 12 juillet, au micro de Franceinfo.

"Le vaccin est l'arme la plus efficace, on a de la chance de l'avoir. Il est très important d'augmenter la couverture vaccinale. Il y a encore 20 % des gens de plus de 60 ans, qui ne sont pas vaccinés. Hier à l'hôpital, on a reçu un patient de 35 ans, asthmatique, en surpoids, non vacciné. (...) 50 % des gens en surpoids ne sont pas vaccinées" regrettait-il encore, ajoutant, pour au moins ralentir l'arrivée de cette quatrième vague et augmenter la couverture vaccinale avant qu'elle ne déferle : "le vaccin est important. Le vaccin écrase tout. Mais attention, les gestes barrières, le lavage des mains, le fait de se faire tester restent très importants, surtout pendant cette période pour arriver à une couverture vaccinale plus importante". 




Pour Gilbert Deray, chef de service néphrologie à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, on n'évitera pas cette quatrième vague. "Elle est déjà là", a-t-il déclaré, résigné, sur le plateau des 4 Vérités de France 2. "Le mur vaccinal actuel, tout en étant insuffisant dans le nombre, bloque une partie de l'hospitalisation. C'est 90 % d'efficacité contre les formes graves et donc les risques d'hospitalisation. Si on n'avait pas le mur vaccinal actuel, ce serait une catastrophe. Il est probable qu'au rythme actuel, si rien n'était fait, les hôpitaux seraient de nouveau remplis", a-t-il averti. "En Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, le nombre d'hospitalisations remontent".

Rebond des prises de RDV sur Doctolib 

Est-il en favorable à la vaccination obligatoire pour tous ? "Totalement, je pense que nous avons la chance extraordinaire d'avoir un vaccin. C'est l'outil qui va nous permettre de sortir de cette crise. Tout ce qui retarde cette vaccination, qui deviendra obligatoire à un moment où à un autre, nous met dans la crise. Toute décision qui est prise aujourd'hui ce sont des semaines pour les mettre en application", précise le chef de service qui estime que la vaccination doit être obligatoire dès 12 ans. "La liberté individuelle c'est faire tout ce que l'on veut sans nuire à autrui. On nuit à autrui quand on ne se vaccine pas", a-t-il ajouté. Pour lui, le passeport sanitaire n'est autre qu'une "obligation vaccinale déguisée". Il faut selon lui "aller vers le passeport vaccinal". 

Lundi 12 juillet, Doctolib, la plateforme en ligne de prises de rendez-vous médicales, annonçait un net rebond pour la réservation des créneaux de vaccination.



"212 000 personnes ont pris rendez-vous pour une première injection ce weekend, un record depuis 1 mois, soit jusqu'à 40% de plus que les weekends précédents", écrivait la plateforme.   

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