Covid-19 : le vaccin AstraZeneca est "recommandé" et "continuera" à être utilisé, souligne Emmanuel Macron

Covid-19 : le vaccin AstraZeneca est "recommandé" et "continuera" à être utilisé, souligne Emmanuel Macron
Emmanuel Macron (à gauche) en charlotte et blouse blanche pour visiter, le 9 avril 2021, l'usine du groupe Delpharm d'Eure-et-Loir qui a commencé à embouteiller le vaccin de Pfizer/BioNTech.

publié le vendredi 09 avril 2021 à 14h15

Se référant aux avis des autorités sanitaires, le chef de l'Etat a expliqué que l'avantage bénéfice/risque de ce vaccin était "tout à fait positif" pour les plus de 60 ans. 

Emmanuel Macron a défendu, vendredi 9 avril, l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19. "Je me fie aux autorités sanitaires pour vous dire que le vaccin AstraZeneca est recommandé et doit être utilisé avec les recommandations à prendre en compte, et en particulier les préconisations en terme d'âges", a déclaré le président, qui a revêtu charlotte et blouse blanche pour visiter l'usine du groupe Delpharm d'Eure-et-Loir qui vient de commencer à embouteiller le vaccin de Pfizer/BioNTech, une première sur le sol français.



"On n'utilise pas (ce vaccin) pour les plus jeunes, mais pour les plus âgés on continuera (...), surtout quand on a un facteur de risque", a poursuivi le chef de l'Etat, qui a cité l'avis de l'autorité européenne qui indique un avantage bénéfice/risque "tout à fait positif" pour les plus de 60 ans. "Vous savez, chaque jour, les médicaments que vous prenez ont de tels risques et parfois avec des risques statistiques qui sont eux à peu près ce dont nous parlons pour le vaccin d'AstraZeneca", a encore expliqué le chef de l'Etat.

Pas question donc de se passer de ce vaccin.

"On a un échéancier de livraison de commandes, avec des engagements qui ont été pris sur notre campagne vaccinale qui font qu'on a aujourd'hui besoin de toutes les familles de vaccins", a insisté Emmanuel Macron.

Les propos du président interviennent alors que la Haute autorité de Santé (HAS) recommande que les Français de moins de 55 ans ayant reçu une première d'AstraZeneca reçoivent un vaccin à ARN messager, Pfizer ou Moderna, pour leur deuxième injection. Cela concerne 533.000 personnes en France, selon la HAS. Depuis la mi-mars, le vaccin AstraZeneca est réservé aux plus de 55 ans dans le pays.

Lors de sa visite en Eure-et-Loir, Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que si la France ne dispose pas d'un vaccin français, "quatre sites en France vont produire sur notre sol 250 millions de doses de vaccins pour la France et les autres pays européens. Nous allons continuer à accroître ainsi notre indépendance".

Interrogé par la presse, le chef de l'Etat a de nouveau reconnu que la France avait raté le coche des nouveaux vaccins à ARN messager. Alors que "le programme américain a brûlé toutes les étapes", "là-dessus il faut pleinement le reconnaître, ce virage, nous l'avons pris moins vite", a-t-il reconnu. Mais "dès le mois de juin 2020, à une époque où nos scientifiques me disaient qu'on n'aurait jamais de vaccin dans l'année et (que) moi-même je vous le disais, nous avons investi dans ces programmes" de fabrication en sous-traitance, a-t-il plaidé. 

Le chef de l'Etat a aussi assuré que la France pourrait à terme "produire plusieurs vaccins français, le vaccin de Sanofi, qui est toujours en train d'avancer, et le vaccin Valneva". Cette biotech de Nantes enregistre de premiers résultats encourageants pour son vaccin, déjà commandé par le Royaume-Uni, alors que l'UE négocie encore.

Après Delpharm, la société Recipharm mettra en flacons des vaccins Moderna en Indre-et-Loire, l'entreprise Fareva s'occupera du vaccin CureVac - pas encore approuvé dans l'UE - dans l'Eure et les Pyrénées-Atlantiques et Sanofi embouteillera à partir de cet été le vaccin de son concurrent Johnson and Johnson, près de Lyon. Ces sites sont tous épaulés par l'appel à projet "Capacity building" de 200 millions d'euros qu'avait annoncé Emmanuel Macron en juin 2020 et piloté par la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher qui accompagnait la visite.
 

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