Covid-19 : le traitement de l'institut Pasteur de Lille va être testé

Covid-19 : le traitement de l'institut Pasteur de Lille va être testé©Panoramic (photo d'illustration)

publié le samedi 12 juin 2021 à 17h05

La Voix du Nord rapporte que l'institut Pasteur de Lille (Nord) a obtenu le feu vert des autorités. Il va pouvoir démarrer les tests de son traitement contre le Covid-19.

Cela pourrait être un nouveau tournant dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19 en France. Selon les informations de La Voix du Nord, l'Agence nationale de sécurité du médicament a officiellement autorisé l'institut Pasteur de Lille (Nord) à réaliser une série de tests pour évaluer l'efficacité ou non de son traitement contre le virus qui touche le pays depuis plus d'un an.



Grâce à ce feu vert des autorités sanitaires, l'établissement va désormais pouvoir constater l'impact du traitement imaginé. Il se présente sous la forme d'un suppositoire à prendre deux fois par jour durant une période de cinq jours.

Constater si l'état du patient s'aggrave ou non

Le directeur scientifique de l'institut Pasteur, Benoît Deprez, indique à La Voix du Nord que "les résultats intermédiaires sont prévus dans le protocole à 50% des inclusions, soit à 346 patients". Une fois ce chiffre atteint, ils pourront étudier les effets sur ceux qui ont reçu le traitement actif et ceux qui ont eu le placebo. Ils resteront vigilants à une possible aggravation qui pourrait entraîner une hospitalisation, une saturation en oxygène "anormalement basse" ou pousser le médecin à "prescrire de l'oxygène à domicile".

Les résultats seront observés de près. S'ils affichent 50% de réduction du risque d'aggravation, dans ce cas, l'essai prendra fin et un dossier sera monté pour demander une "autorisation de mise sur le marché".

La Voix du Nord explique que l'institut Pasteur cherche maintenant à recruter des patients éligibles au traitement, avec l'aide des médecins et des laboratoires. Pour cela, "il faut avoir un test positif récent, avoir plus de 50 ans, avoir au moins un symptôme et ne pas avoir été vacciné", précise Benoît Deprez.

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