Covid-19 : le patron de Pfizer optimiste quant à un retour à la "vie normale" d'ici le printemps

Covid-19 : le patron de Pfizer optimiste quant à un retour à la "vie normale" d'ici le printemps
Albert Bourla, à Athènes, en octobre 2021

publié le lundi 17 janvier 2022 à 11h00

S'il se montre prudent quant à la persistance d'un virus "très difficile" à éradiquer, le directeur général du géant de l'industrie pharmaceutique estime en revanche que les outils à disposition des gouvernements devraient permettre de stabiliser la situation sanitaire dans les prochains mois.

"La question n'est pas de savoir si ce virus va disparaître ou non, c'est : allons-nous pouvoir reprendre une vie normale? Et je le crois". Dans un long entretien accordé au Figaro paru lundi 17 janvier, le patron de Pfizer Albert Bourla a évoqué la situation sanitaire face au variant Omicron du Covid-19, plus contagieux, mais dont la moindre virulence fait s'éloigner la perspective d'un scénario catastrophe.


Dans les pays gagnés en premier par Omicron comme l'Afrique du Sud ou le Royaume-Uni, les personnes hospitalisées vont moins en réanimation et restent moins longtemps à l'hôpital, pendant qu'en France, l'Institut Pasteur vient de réviser ses précédentes modélisations vers un scénario du moindre mal par rapport aux vagues précédentes.

"Je ne veux pas être pessimiste, mais nous devrons sans doute vivre pendant des années avec un virus très difficile à éradiquer", prévient-il d'abord avant d'esquisser des perspectives plus positives.

"La question n'est pas de savoir si ce virus va disparaître ou non, c'est : allons-nous pouvoir reprendre une vie normale? Et je le crois. Nous allons bientôt pouvoir reprendre une vie normale. Nous sommes bien placés pour y parvenir au printemps, grâce à tous les outils à notre disposition : des tests, des vaccins très efficaces, même contre Omicron, ils protègent des risques d'hospitalisation et de décès", estime Albert Bourla.

Le patron du groupe pharmaceutique se félicite également des "premiers traitements à prendre à la maison", tels que le Paxlovid, qui "arrivera fin janvier dans les pharmacies françaises. Prescrit aux personnes à risque diagnostiquées positives, il va changer la donne pour nos systèmes de santé, en désengorgeant les hôpitaux", juge t-il.



En France, le Parlement a définitivement adopté, par un dernier vote de l'Assemblée, le projet de loi controversé instaurant le pass vaccinal à partir de 16 ans, que le gouvernement veut voir entrer en vigueur au plus vite face au "raz-de-marée" du Covid-19.

Alors que quelque 300.000 contaminations sont enregistrées quotidiennement en moyenne depuis une semaine, le gouvernement espère une mise en oeuvre du pass vaccinal autour du 20 janvier.

Il faudra alors pouvoir justifier d'un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé. Principal apport du débat parlementaire, grâce au Sénat dominé par la droite : le nouveau pass ne s'appliquera qu'à partir de 16 ans. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront quant à eux soumis à l'obligation de présenter l'actuel pass sanitaire.

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