Covid-19 : le "pass sanitaire" a du plomb dans l'aile

Covid-19 : le "pass sanitaire" a du plomb dans l'aile
Olivier Véran, à l'Assemblée nationale (illustration)

, publié le vendredi 02 avril 2021 à 13h10

Selon franceinfo, l'exécutif devrait renoncer à l'établissement d'un laisser-passer dont l'élaboration s'annonce complexe face aux obstacles juridiques et éthiques.

Evoqué en matière de transports ou d'accès à certains lieux recevant du public, l'avenir d'un "pass sanitaire", imaginé pour encadrer le redémarrage de certaines activités, s'inscrit désormais en pointillés, à en croire des informations de franceinfo ainsi que de récentes déclarations émanant du gouvernement.

Selon la radio publique, le gouvernement ne privilégie pas l'option d'un pass, lui préférant l'instauration d'un simple QR code, sans test exigé ni informations personnelles transmises, visant à tracer les cas contacts. "La question de le rendre obligatoire n'est même pas encore tranchée", affirme par ailleurs franceinfo, vendredi 2 avril.

Ces pistes vont dans le sens des réserves formulées par Olivier Véran au Sénat, jeudi 1er avril. "Je considère que le jour où l'on pourra rouvrir des lieux, ils doivent être rouverts pour tous", a t-il affirmé. Une semaine plutôt, à l'Assemblée nationale, le ministre avait déjà estimé que les bars, restaurants et autres lieux recevant du public pourraient "rouvrir progressivement" sans avoir recours à un "pass sanitaire".


Évoqué par Emmanuel Macron fin février, cette option présentée comme un sésame pour la réouverture des lieux culturels et des restaurants, se heurte toujours à de nombreux obstacles. "Ca pose des questions éthiques, scientifiques, juridiques (et) techniques importantes", avait ainsi reconnu le ministre de la Santé.

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