Covid-19 : le mois de mars sera "extrêmement dur", estime l'infectiologue Karine Lacombe

Covid-19 : le mois de mars sera "extrêmement dur", estime l'infectiologue Karine Lacombe
Karine Lacombe à Paris, le 10 novembre 2020.

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 11h14

Les appels à des mesures plus strictes que le couvre-feu se multiplient.

Il faut s'attendre à vivre un mois de mars "extrêmement dur", du point de vue sanitaire, a estimé mercredi 20 janvier l'infectiologue Karine Lacombe. Elle pense que des mesures sanitaires plus strictes seront bientôt nécessaires.

"On est pas pour l'instant dans une augmentation foudroyante du nombre d'infectés et du nombre de décès, mais on voit que, même si on a le sentiment d'être sur un plateau, on est plutôt sur un plateau légèrement ascendant.

Et on craint effectivement, dans les semaines à venir, qu'on ait une augmentation bien plus importante", a-t-elle déclaré sur BFMTV. "L'épidémie progresse avec certitude", a-t-elle martelé.


Le nombre de personnes malades du Covid-19 hospitalisées en réanimation a continué de grimper mardi, à 2.829 contre 2.803 la veille, selon les chiffres communiquées par Santé publique France. La barre des 2.800 personnes a été franchie lundi pour la première fois depuis mi-décembre, marquant une augmentation de la pression sur le système hospitalier.

"Les projections, les modélisations, nous mettent devant une certaine évidence (...), que ce soit extrêmement dur mars-avril, en particulier mars." Une étude de l'Inserm prévoit que le variant britannique sera devenu dominant en France à cette période, rappelle BFMTV.

Une situation qui devrait entraîner "des mesures plus coercitives que le coure-feu", selon Karine Lacombe. "On essaie de faire en sorte de casser cette dynamique, évidemment, avec toutes les mesures qui sont prises pour limiter la diffusion du virus et puis avec l'accélération, on l'espère, de la campagne de vaccination", a nuancé l'infectiologue.

Le directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a fait le même constant sur franceinfo. "Quand je vois le flux d'entrées qu'on a aujourd'hui en hospitalisation en Île-de-France -un peu plus de 1 000 par semaine, 850 la semaine précédente- on est dans une pente légèrement ascendante", a-t-il expliqué, reconnaissant qu'il faudra "peut-être aller au-delà du couvre-feu".

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