Covid-19 : le gouvernement "dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin" dès janvier

Covid-19 : le gouvernement "dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin" dès janvier
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 17 novembre 2020 à 11h33

Le porte-parole du gouvernement a expliqué mardi sur France 2 que "cinq contrats (étaient) déjà finalisés" pour le vaccin contre le Covid-19 pour lequel 1,5 milliard d'euros sont budgétés.

Alors que la pandémie de Covid-19 sévit toujours, l'annonce par Moderna et Pfizer/BioNTech de vaccins efficaces à plus de 90% vient apporter un nouvel espoir. Le gouvernement français "se met dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin contre le Covid-19" dès janvier s'il est validé, a assuré mardi 17 novembre son porte-parole Gabriel Attal.



"On prépare une campagne de vaccination pour être prêt au moment où un vaccin sera validé par les autorités de santé européennes et nationales et pour pouvoir, dans la foulée, immédiatement lancer un vaccin", a expliqué le secrétaire d'Etat sur France 2.

"L'Agence européenne du médicament a indiqué ce week-end qu'elle pensait pouvoir donner une validation à un premier vaccin d'ici à la fin de l'année pour qu'il puisse être distribué à partir du mois de janvier", a-t-il rappelé, en acquiesçant à la possibilité d'une campagne dès le début de l'année.

"A ce stade, je rappelle que la phase III n'est pas terminée, que ce sont des résultats préliminaires, qu'il vaut mieux être prudent", a-t-il toutefois souligné. Mais "il faut anticiper, ça veut dire réserver des doses de vaccin. On le fait au niveau européen : plusieurs centaines de millions de doses ont été réservées auprès des différents laboratoires", a-t-il expliqué. "Cinq contrats sont déjà finalisés, un sixième va l'être, on l'espère, dans les prochains jours", avec Moderna, et "on a budgété", et "mis de côté une somme d'argent, 1,5 milliard d'euros pour 2021 pour acheter une première série de vaccins", a précisé Gabriel Attal. 

Concernant le choix du ou des vaccins, il a assuré que serait retenu "celui qui nous donne le plus de chances de contenir l'épidémie". "Il y a une batterie de critères et c'est pour ça qu'on a des autorités de santé qui peuvent nous éclairer", mais "évidemment, il y a un critère sur lequel on ne dérogera pas, c'est celui de la sécurité et celui du moindre risque" pour la santé, a-t-il insisté. "Je crois qu'on prendra le vaccin qui est disponible le plus rapidement possible et qui garantit une efficacité importante", a-t-il ajouté.

Un vaccin gratuit

"On sera en mesure, si j'ai toutes les autorisations requises", de commencer à vacciner à partir de janvier, a également annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran sur BFMTV. Très prudent sur le vaccin, il a assuré qu'il ne fera pas courir un risque aux Français qu'il ne "ferai(t) pas courir à (lui)-même et à (sa) famille". "Le jour où j'aurais un arrêté à signer avec une autorisation d'une agence de santé qui me dit : 'Vous pouvez proposer le vaccin à la France et aux Français', c'est que je serai non seulement en état de me vacciner mais également de vacciner mes parents et mes enfants, s'il répond aux indications", a-t-il ajouté. "Il n'y a rien que je saurai sur le vaccin que les Français ne sauront pas", a-t-il promis. 




Le ministre de la Santé a par ailleurs estimé qu'il était encore tôt pour avoir un avis sur la question de l'obligation vaccinale. "Avant même de me poser cette question, je me pose celle de savoir si on va avoir un vaccin et quels seront ses caractéristiques", a-t-il assuré. En revanche, à la question de savoir si le vaccin serait gratuit, il a été beaucoup plus catégorique. "J'envisage mal qu'on fasse payer les Français pour une vaccination", a-t-il assuré. 
 

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