Covid-19 : le Conseil scientifique constate "un relâchement massif des gestes barrière"

Covid-19 : le Conseil scientifique constate "un relâchement massif des gestes barrière"
Terrasse à Paris, le 19 mai 2021.

publié le samedi 10 juillet 2021 à 09h15

Selon l'instance, ce relâchement pourrait provoquer une accélération de la diffusion du virus, comme cela s'est produit à la rentrée dernière.

La reprise de la vie sociale "ne doit pas faire oublier l'importance majeure des gestes barrière et du lavage des mains", prévient le Conseil scientifique qui indique que c'est "un relâchement non-contrôlé des gestes barrière durant l'été 2020", qui a, selon eux, provoqué une reprise épidémique à la rentrée dernière.



Dans un avis intitulé "Réagir maintenant pour limiter une nouvelle vague associée au variant Delta", transmis aux autorités le 6 juillet, le Conseil scientifique explique avoir constaté "un relâchement massif des gestes barrière depuis deux semaines", relâchement qui va "accélérer la diffusion du virus", alors que le variant Delta, "60% plus contagieux" que les souches précédentes, représente un cas sur deux des contaminations en France et que les nouvelles contaminations augmentent de nouveau.

Ce relâchement des gestes barrière a également été mis en lumière par la dernière enquête CoviPrev, menée par Santé publique France du 21 au 28 juin. Si deux tiers des sondés (66,4%) ont indiqué saluer sans serrer la main et éviter les embrassades, ce chiffre se montait à 72,1% dans l'enquête précédente, menée du 17 au 19 mai. De même, si 36,7% des sondés ont déclaré éviter les regroupements et réunions en face-à-face avec des proches, ils étaient 43,3% lors de l'enquête précédente. En outre, moins de deux Français sur trois indiquent se laver régulièrement les mains. 



Rappelant l'importance des gestes barrière - se laver régulièrement les mains, respecter la distanciation physique ou porter un masque lorsque cela n'est pas possible, saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades,... -, le Conseil scientifique avertit qu'une "quatrième vague liée au variant Delta pourrait survenir rapidement", vague qui pourrait provoquer, selon des modélisations de l'Institut Pasteur, "un pic d'hospitalisations, similaire au pic de l'automne 2020" qui toucherait particulièrement les plus de 60 ans et les personnes à risque, encore insuffisamment vaccinés.

Devant ces menaces, le Conseil scientifique a d'ailleurs recommandé vendredi de resserrer la vis, notamment en instaurant une vaccination obligatoire des soignants et des "mesures de restrictions" localisées.

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