Covid-19 : la vaccination ouverte plus tôt que prévu aux plus de 50 ans ?

Covid-19 : la vaccination ouverte plus tôt que prévu aux plus de 50 ans ?
(Photo d'illustration)

publié le mardi 27 avril 2021 à 17h23

Face à l'augmentation du nombre de rendez-vous et pour éviter le risque de perte de doses, le gouvernement n'exclut pas d'élargir la campagne de vaccination contre le Covid-19 aux plus de 50 ans, initialement actée à la mi-mai, plus tôt que prévue révèle Le Parisien.

Après un démarrage sous le feu des critiques, la campagne de vaccination contre le Covid-19 connaît désormais un bon rythme de croisière. Avec près de 14,3 millions de premières doses injectées au 26 avril, l'objectif du gouvernement de 20 millions de primo-injections à la mi-mai, puis de 30 millions à la mi-juin, semble tout à fait réalisable, d'autant que les arrivées massives de vaccins doivent se poursuivre dans les prochaines semaines, avec 10,1 millions de doses de Pfizer et 1,8 million de Moderna au mois de mai.

"Une certaine opulence qui interpelle et pourrait conduire à un élargissement plus rapide que prévu de la cible vaccinale", révèle mardi 27 avril Le Parisien.



L'élargissement de la campagne à tous les plus de 50 ans, sans comorbidités, est prévu pour la mi-mai. Mais l'augmentation du nombre de de rendez-vous, 220.000 dans 6.000 centres mardi 27 avril, pousse le gouvernement à se poser sérieusement la question, notamment pour éviter le risque de perte de doses de vaccins. "Le président de la République a fixé au 15 mai l'ouverture de la vaccination aux 50 à 59 ans, mais si on constate qu'il y a un risque de perte de dose, on n'exclut pas la possibilité d'accélérer", explique le ministère de la Santé au Parisien. 

"C'est normal qu'il y ait de plus en plus de créneaux disponibles à l'instant T, car nous avons de plus en plus de doses, poursuit-il. Les centres ouvrent des rendez-vous en permanence. La question majeure concerne la durée pour que ces rendez-vous soient pris. Il ne faut pas qu'ils restent disponibles longtemps, parce que cela indiquerait que l'offre serait supérieure à la demande et qu'on n'aurait plus une bonne adéquation entre le nombre de doses et le public disponible. C'est un sujet qu'on monitore de très près. S'il y a trop de mou et qu'on constate que la situation n'est pas uniquement ponctuelle, on proposera au président de la République un élargissement."

En attendant, le ministère demande aux régions de ne pas élargir la vaccination sans l'aval de l'exécutif, comme cela a pu être le cas à Nice ou à Cannes, sauf risque de perte de doses. "La stratégie d'ouverture à la vaccination des cibles est nationale, sinon cela crée des déséquilibres massifs et non souhaitables. Il y a deux souplesses : si vous avez des comorbidités massives, vous êtes éligible dès 18 ans, et pour lutter contre les doses perdues. C'est l'exception et pas la règle", rappelle le ministère. 

"La règle, c'est qu'on ne jette aucune dose de vaccin"

En visite à l'Agence régionale de santé d'Île-de-France, le ministre de la Santé Olivier Véran s'est de son côté réjouit mardi après-midi qu'"un certain nombre de grands centres de vaccination" avaient "des créneaux de vaccination ouverts". Alors que 4 millions de Français dans la cible n'ont pas encore été vaccinés, il a invité les "plus de 60 ans à se précipiter sur leurs téléphones ou leurs ordinateurs pour vérifier si le centre le plus proche de chez eux n'a pas de créneaux disponibles pour se faire vacciner".

"La règle, c'est qu'on ne jette aucune dose de vaccin", a martelé Olivier Véran. "Si jamais il n'y avait pas de public prioritaire vaccinable, les centres et les médecins savent ce qu'ils ont à faire, c'est-à-dire contacter des publics peut-être plus jeunes mais ayant des comorbidités, notamment les personnes souffrant d'obésité importante", a-t-il souligné. 
 

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