Covid-19 : la situation sanitaire reste "tendue et inquiétante", notamment dans trois régions, indique Olivier Véran

Covid-19 : la situation sanitaire reste "tendue et inquiétante", notamment dans trois régions, indique Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran.
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, publié le jeudi 11 mars 2021 à 19h00

"La pression hospitalière atteint désormais des niveaux similaires au pic de la deuxième vague", a expliqué le ministre de la Santé jeudi, en prévenant que "si l'épidémie se poursuivait à ce niveau et à ce rythme", des mesures supplémentaires allaient devoir être prises. 

La situation sanitaire reste "tendue et inquiétante", a indiqué jeudi 11 mars le ministre de la Santé Olivier Véran, lors de son point hebdomadaire sur l'épidémie de Covid-19. Toutefois, la situation est "très hétérogène" d'une région et d'un département à l'autre et trois régions cristallisent les inquiétudes du gouvernement : les Hauts-de-France, l'Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur.



"Le président de la République avait évoqué une approche régionalisée de la crise virale. Elle est plus que jamais pertinente quand on constate les différences entre territoires.

Le taux d'incidence est de 44 pour 100.000 habitants dans les Pyrénées-Atlantiques, il est de 472 dans les Alpes-Maritimes. Pour cette raison, 24 départements ont été placés progressivement en surveillance renforcée", a souligné le ministre, indiquant que les mesures locales mises en place ces dernières semaines portaient leurs fruits, notamment dans le département des Alpes-Maritimes

Le seuil des 4.000 malades du Covid-19 en réanimation a de nouveau été dépassé, a annoncé le ministre. C'est une première depuis fin 2020. "La pression hospitalière atteint désormais des niveaux similaires au pic de la deuxième vague", a souligné Olivier Véran, expliquant que "les patients Covid représentent 80% des capacités initiales de nos réanimations françaises" et que la pression hospitalière "devrait encore s'accentuer dans les prochaines semaines". "Si l'épidémie se poursuit à ce niveau et à ce rythme (...), alors nous prendrions toutes les mesures nécessaires" pour freiner les contaminations, a-t-il prévenu.

La situation épidémique est particulièrement préoccupante en Île-de-France, où le virus circule de façon "élevée", avec 350 cas pour 100.000 habitants en moyenne chaque semaine, et même plus de 400 dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis, contre environ 220 au niveau national. "Toutes les 12 minutes, nuit et jour, un Francilien est admis en réanimation. Ce (jeudi) soir, 1.080 patients y sont pris en charge, presque le pic de la deuxième vague, et si le rythme continue à être le même, nous dépasseront les 1.500 patients Covid en réanimation en Île-de-France à la fin du mois de mars, ce qui correspond à un seuil critique pour les hôpitaux de cette région", a souligné le ministre de la Santé. Pour faire face à cette pression hospitalière, les autorités sanitaires se préparent d'ailleurs à transférer "des dizaines, voire des centaines" de patients franciliens vers d'autres régions, a-t-il ajouté. 

Le ministre a également fait un point sur la progression des variants sur le territoire national. Aujourd'hui, ils "représentent plus de deux tiers des contaminations en France", le variant britannique étant désormais supérieur à 67%, le variant sud-africain se maintenant autour de 6%. S'il n'y a "pas d'explications scientifiques arrêtées à cela", "à ce stade, on peut donc dire que les variants sont plus contagieux, mais aussi plus dangereux", a ajouté Olivier Véran. 

"Cela fait désormais un an que nous traversons ensemble cette pandémie. (...) C'est ensemble que nous tenons depuis le début, c'est ensemble que nous y arriverons", a conclu Olivier Véran, appelant les Français à "ne pas baisser la garde" et à "respecter les règles en vigueur". 

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