Covid-19 : la France exige désormais des tests PCR pour les voyageurs européens

Covid-19 : la France exige désormais des tests PCR pour les voyageurs européens
Des tests PCR réalisés à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le 31 août 2020.

publié le vendredi 22 janvier 2021 à 07h51

L'obligation à partir de dimanche d'un test PCR négatif de moins de 72 heures pour les voyageurs européens ne sera néanmoins pas valable pour les travailleurs frontaliers, a précisé jeudi soir l'Elysée.

Alors que la situation épidémique de Covid-19 reste très précaire, la France exigera, à partir de dimanche 24 janvier à 00h00, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, a annoncé le président Emmanuel Macron au Conseil européen, a rapporté l'Elysée tard jeudi soir. Cette obligation s'appliquera "hors voyages essentiels", a précisé l'Elysée : "Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés".


Paris avait déjà décidé le 14 janvier d'imposer systématiquement la présentation d'un test PCR négatif de moins de 72 heures, une quarantaine de sept jours et un second test à l'issue de la quarantaine aux voyageurs pour tous les pays extérieurs à l'UE, Royaume-Uni inclus.

L'Elysée a précisé que l'approche choisie par le chef de l'Etat était également celle de "beaucoup de ses homologues européens".

L'UE "de plus en plus inquiète des variants"

La décision d'Emmanuel Macron intervient à l'issue d'un sommet en visioconférence des 27 Etats membres lors duquel Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a sonné l'alarme sur "la situation sanitaire très grave" causée dans toute l'Europe par la pandémie de Covid-19.

Faisant écho à l'agence européenne chargée des épidémies (ECDC), Mme Von der Leyen a estimé que "tous les voyages non essentiels" devaient "être fortement déconseillés". La dirigeante a cependant affirmé qu'il était "de la plus haute importance de continuer à faire fonctionner le marché unique", c'est-à-dire de continuer à permettre le transport "fluide des travailleurs essentiels et des marchandises à travers les frontières" des pays de l'UE.

"Nous sommes de plus en plus inquiets au sujet des différents variants" du coronavirus, a reconnu Ursula von der Leyen. Elle a proposé une nouvelle définition plus précise des zones à risques du point de vue sanitaire, avec une nouvelle catégorie "rouge sombre". Au sein de l'UE, les voyageurs en provenance de ces régions pourraient être soumis à l'obligation de subir un test avant leur départ et de se mettre en quarantaine à leur arrivée. 

Concernant les pays hors UE, "nous proposerons des mesures de sécurité supplémentaires pour les voyages essentiels vers l'Europe, par exemple en exigeant un test avant le départ", a-t-elle ajouté.
 

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