Covid-19 : la crainte du variant Delta impacte fortement le tourisme à Paris

Covid-19 : la crainte du variant Delta impacte fortement le tourisme à Paris
Le tourisme reprend timidement à Paris

publié le samedi 24 juillet 2021 à 16h30

Si les touristes n'annulent pas leur séjour, les nouvelles réservations ont été fortement freinées. 

Les craintes liées à la propagation du variant Delta du Covid-19 n'ont pas poussé les touristes étrangers à annuler leurs séjours prévus à Paris cet été, mais ont freiné les nouvelles réservations, a indiqué Jean-François Rial, le président de l'Office du tourisme de Paris, sur France Inter. 

Les touristes étrangers "commençaient à revenir en juin, mais avec l'augmentation du variant Delta et les inquiétudes que cela génère", "forcément cela ralentit depuis quinze jours comme d'ailleurs les départs des Français vers l'étranger", a-t-il observé.



Peu d'annulations mais moins d'inscriptions

"Vous avez peu d'annulations", a-t-il précisé, mais "vous avez une forte baisse des inscriptions". "Les Allemands, les Italiens, les Belges s'inscrivent moins: vous aviez eu un rush des réservations qui était très très très élevé depuis mi-mai" qui "est en train de fortement baisser", a détaillé le président de l'Office du tourisme de Paris. 

Selon lui, le pass sanitaire n'est "pas tellement le problème" car ce n'est pas lui "qui empêche les étrangers de venir".Le passe sanitaire est "un outil qui permet d'éviter de fermer, donc c'est très bien, moi je préfère un passe sanitaire à un confinement", a-t-il relevé.

"Les inscrits partent"

Concernant Voyageurs du monde, dont il est le PDG, il explique que les réservations depuis mi-mai avaient "repris à un niveau extrêmement élevé, on était au-dessus des inscriptions de la même période de 2019" avec "en gros 30% des destinations ouvertes" seulement mais permettant de réaliser "140% du chiffre d'affaires de 2019" sur la période mai-juin. 

"Depuis cette remontée du variant Delta et ces inquiétudes générales qui existent, on n'a eu aucune annulation, les gens qui sont inscrits partent", a-t-il ajouté. En revanche, "il y a de nouvelles inscriptions, mais beaucoup moins: on est repassé à 50% de l'activité, donc on est retombé dans une léthargie inquiétante", poursuit Jean-François Rial. 

D'autant que ces nouvelles réservations ne se font que sur des départs à court terme, en juillet, août, septembre et non au-delà, selon lui, "parce que les gens ont peur que les pays de destination se mettent à refuser les Français".

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