Covid-19 : l'Île-de-France se dirige-t-elle vers un reconfinement "strict" ?

Covid-19 : l'Île-de-France se dirige-t-elle vers un reconfinement "strict" ?
Toutes les douze minutes, un francilien est admis en lit de réanimation

, publié le samedi 13 mars 2021 à 18h00

L'hypothèse d'un reconfinement "strict" est évoquée depuis plusieurs jours. En cause, les derniers chiffres inquiétants de l'épidémie de Covid-19, notamment la saturation des services de réanimation en Île-de-France. 

Quelles solutions l'exécutif envisage-t-il de mettre en place pour ralentir la circulation de l'épidémie ? Le scénario d'un "reconfinement strict" circule déjà depuis quelques jours.

Olivier Véran n'a rien annoncé d'officiel, même s'il n'a pas exclu le durcissement des mesures sanitaires. 

Un confinement 7 jours sur 7, qui pourrait aller jusqu'à la fermeture des écoles pendant six semaines. Pour l'instant, l'exécutif espère encore éviter ce scénario, mais Jean Castex avait insisté : le gouvernement se tient "prêt à prendre des mesures" supplémentaires "à tout moment". "Nous le saurons très vite. Tout dépendra des réanimations", a confié un proche du président de la République à RMC. "Les Français ne nous pardonneraient pas de voir des gens mourir dans les couloirs", a-t-il ajouté.


Situation alarmante  

Alors que la barre des 90.000 morts du Covid-19 a été franchie, la situation dans les hôpitaux est tendue. Les indicateurs sont dans le rouge avec 4.033 patients actuellement en réanimation. Le taux d'incidence est de 300 cas pour 100 000 habitants et même de plus de 400 dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis. Des chiffres bien au-delà du seuil d'alerte de 250 fixé par le gouvernement.

"Freiner la circulation du virus et sauver des vies"

Toutes les douze minutes, un Francilien est admis en lit de réanimation, a indiqué Olivier Véran cette semaine, ajoutant que la situation sanitaire de cette région était particulièrement préoccupante. "Si le rythme continue à être le même, nous dépasserons les 1500 patients Covid en réanimation à la fin du mois de mars. Un seuil critique pour les hôpitaux de cette région", reconnaît le Premier ministre. 

En Île-de-France, "la pression hospitalière va continuer de monter, avance Olivier Véran. Si l'épidémie se poursuit à ce niveau et à ce rythme et si la pression sanitaire devient malgré tout trop forte, alors nous prendrons toutes les mesures qui s'imposent pour freiner la circulation du virus et sauver des vies", a prévenu le ministre de la Santé.
 

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