Covid-19 : l'heure des départs avant l'interdiction des déplacements inter-régions

Covid-19 : l'heure des départs avant l'interdiction des déplacements inter-régions
Gare Montparnasse à Paris, en mars 2021.

, publié le samedi 03 avril 2021 à 08h30

Pour ce week-end de déplacements autorisés, Bison Futé prévoit des journées chargées sur les routes.

L'heure des départs pour le week-end de Pâques, avant l'interdiction des déplacements inter-régions pour au moins quatre semaines. Le gouvernement a en effet ouvert la possibilité, à ceux qui le souhaitent et le peuvent, de quitter leur région pour s'isoler en résidence secondaire ou chez des proches jusqu'au lundi 5 avril. Passé ce délai, les départs ne seront plus autorisés, sauf pour déposer un enfant chez un proche. 



Alors pour ce week-end de déplacements autorisés, Bison Futé prévoit des journées chargées sur les routes, avec un samedi classé orange dans le sens des départs et un lundi orange également dans le sens des retours. Vendredi soir, selon les observations en temps réel réalisées par TomTom, entreprise spécialisée dans l'infotrafic, "c'est un peu plus compliqué dans certaines villes, mais sans atteindre les pics observés en octobre dernier lors du début du second confinement". "A Marseille, Toulouse ou Bordeaux, les moyennes de circulation en fin d'après-midi sont supérieures à celles, basses, de 2020 à la même date, mais aussi et surtout à celles plus standards de 2019", a relevé Vincent Martinier, directeur marketing de TomTom, dans Le Parisien.



Gare Montparnasse, vendredi après-midi, l'animation témoignait bien d'une veille de week-end de Pâques, mais les trains n'étaient pas pris d'assaut. La SNCF, qui a enregistré un afflux de réservations mercredi soir après les annonces du président Emmanuel Macron, a d'ailleurs indiqué jeudi que ses trains n'étaient pas plein pour ce week-end pascal. 

Parmi les voyageurs, certains quittent l'Île-de-France dans la précipitation, comme Mathieu, qui jongle entre valise à roulettes, skate, trottinettes et sacs de ses deux enfants. "On a été de très bons élèves jusqu'à présent, mais là, j'en ai marre", confie ce quadragénaire, en route pour Hossegor (Landes), chez ses parents. "On sera bien mieux là-bas", souffle ce directeur de communication. Florian et Marion, eux, sont étudiants en classe préparatoire et vont se confiner avec d'autres camarades "en province dans une grande maison".

Et si "aller fêter Pâques n'est pas un motif dérogatoire", comme le rappelle le gouvernement, certains Français entendent quand même profiter de ce week-end prolongé où les contrôles ne s'attacheront pas aux "motifs de déplacement" pour souffler avant ce nouveau confinement et l'école à la maison.



Ainsi, le professionnel de l'hébergement touristique Chez Odalys a observé que "très peu de clients qui avaient réservé pour ce week-end ont annulé, contrairement à ceux des vacances de Pâques". D'autres ont même "réservé à l'ultra-dernière minute pour ce week-end".
 

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