Covid-19 : l'ARS Île-de-France plaide pour de "nouvelles mesures"

Covid-19 : l'ARS Île-de-France plaide pour de "nouvelles mesures"
Aurélien Rousseau, le 15 octobre 2020, à Paris

, publié le mercredi 13 janvier 2021 à 14h00

"On arrive pas à baisser ce chiffre", s'inquiète le patron de l'Agence régionale de santé francilienne.

"De nouvelles mesures" sont nécessaires pour endiguer l'épidémie de Covid-19, a affirmé mercredi le directeur de l'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, Aurélien Rousseau, soulignant "l'impact des fêtes" de fin d'année et le risque "d'effet multiplicateur" du variant anglais. "C'est sûr qu'il va falloir prendre de nouvelles mesures", a t-il estimé sur RMC et BFMTV, alors qu'un nouveau conseil de défense sanitaire se tenait dans la matinée de mercredi 13 janvier, à l'Elysée.

Le patron de l'ARS francilienne s'est inquiété du rebond de l'épidémie dans sa région: "Depuis une semaine, on a pris une quarantaine de points d'incidence, on arrive à nouveau près des 200 (cas positifs) pour 100.000 (habitants)", seuil au-delà duquel le couvre-feu pourrait être avancé de 20h à 18h.

La crainte d'un effet "démultiplicateur" du variant anglais

Le taux d'incidence atteignait en effet 185 dans le dernier bilan diffusé par l'ARS mardi soir, contre 133 une semaine plus tôt.

"Ca veut dire qu'il y a bien un impact des fêtes", a estimé M. Rousseau, rappelant que le niveau d'occupation des services de réanimation était "stable depuis plusieurs semaines", avec la moitié des lits occupés par des malades du Covid. "On n'arrive pas à baisser ce chiffre", a-t-il insisté, ajoutant que "si on a un rebond, on part de très haut". Dans ces circonstances, la diffusion du variant anglais, plus contagieux, est particulièrement redoutée: si cette souche "devient une espèce de relais, ça va avoir un effet démultiplicateur".


A ce jour, l'ARS a identifié "11 cas confirmés", dont 9 pour lesquels "on considère que l'épisode est clos, on a compris qui avait contaminé, on a limité les chaînes de contamination", a-t-il précisé. Mais "l'enquête est encore en cours" pour deux autres cas, dont l'animatrice scolaire de Bagneux (Hauts-de-Seine), pour laquelle "on n'a toujours pas compris par qui elle avait été contaminée".

L'agence dénombre aussi "une quarantaine de cas" suspects "sur lesquels on a une discordance dans les prélèvements". Les personnes concernées sont traitées "exactement comme si elles avaient le variant" et mises à l'isolement, de même que leurs contacts, a assuré Aurélien Rousseau.

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