Covid-19 : l'armée envoie des renforts médicaux en Martinique

Covid-19 : l'armée envoie des renforts médicaux en Martinique
Photo d'illustration.

publié le vendredi 30 juillet 2021 à 07h43

Un nouveau confinement a été imposé en Martinique vendredi soir. Sur l'île, l'épidémie de Covid-19 flambe, une situation jugée "dramatique" par Jean Castex.

En mai dernier en Guyane, les renforts médicaux de l'armée avaient permis la prise en charge de 50 patients.

L'armée va dépêcher cette fois une quarantaine de soignants et logisticiens vers la Martinique. Objectif : faire face à la flambée de Covid-19, a annoncé jeudi 29 juillet dans la soirée le porte-parole de l'état-major. "Ils viendront en appui du CHU de Fort-de-France dans les prochains jours", avec des lits de réanimation, a indiqué à l'AFP le colonel Pascal Ianni.
 




"Le dimensionnement exact est en cours d'étude avec le ministère de la Santé", a-t-il ajouté. Mais il sera "de l'ordre de 40 à 50 spécialistes militaires médicaux (médecins, infirmiers, réanimateurs, etc.) et logisticiens", a-t-il ajouté. Le Premier ministre Jean Castex a qualifié de "dramatique" jeudi la situation dans plusieurs territoires d'outre-mer, "rétifs à la vaccination".
En Martinique, un nouveau confinement a été imposé à partir de vendredi 19 heures (23heures GMT) pour une durée d'au moins trois semaines face à la hausse fulgurante des cas de Covid-19. Le nombre de cas positifs y est passé de 2.241 cas positifs la semaine dernière à 3.537 cas, selon la préfecture, et le taux d'incidence de 280 cas à 995 pour 100.000 habitants.

La crainte d'un emballement épidémique à la Réunion
 Victime du variant Delta et très peu vaccinée, La Réunion renoue de son côté avec un confinement partiel en journée "dès ce week-end", pour deux semaines, "renforcé d'un couvre-feu strict de 18H00 à 5H00", une première depuis le confinement du printemps 2020, a annoncé jeudi le préfet de La Réunion Jacques Billant.
 Sur l'île, le taux d'incidence atteint 350 cas pour 100.000 habitants et le taux de posivitité "grimpe à près de 10 %", a-t-il détaillé, estimant que "cette forte dégradation est annonciatrice d'un emballement épidémique que nous n'avons jamais connu jusqu'à maintenant".

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