Covid-19 : il faudra "peut-être discuter de mesures plus lourdes" la semaine prochaine, affirme Jean-François Delfraissy

Covid-19 : il faudra "peut-être discuter de mesures plus lourdes" la semaine prochaine, affirme Jean-François Delfraissy
Jean-François Delfraissy, lors d'une audition au Sénat, le 15 septembre 2020.

, publié le mercredi 06 janvier 2021 à 22h08

Le président du Conseil scientifique alerte notamment sur le variant britannique, qui fait craindre une flambée des contaminations de Covid-19 en France.

La situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 est loin de s'améliorer en France. Avec plus de 25.000 cas confirmés de Covid-19 mercredi 6 janvier, "on est dans une situation un peu intermédiaire mais on arrive à des chiffres qui sont préoccupants", a souligné sur le plateau du JT de France 2 le Pr Jean-François Delfraissy.

D'autant plus que le variant britannique du coronavirus fait craindre une flambée des contaminations. "Il faut probablement être inquiet à propos de ce variant", a affirmé le président du Conseil scientifique, qui guide depuis des mois le gouvernement dans ses décisions liées au Covid-19 . 




Actuellement, 22 cas confirmés de ce variant muté ont été détectés en France, a indiqué le spécialiste. "Actuellement, il ne circule pas de manière importante en France. Mais c'est ce qu'il s'est passé en Angleterre : il est apparu en septembre et il lui a fallu deux mois et demi pour atteindre 60% du virus circulant actuellement", a détaillé le professeur. "On a les outils pour le surveiller et il faut tout faire pour éviter, ou retarder, cette extension du virus. Je pense qu'on ne l'évitera pas, mais il faut le retarder. Pourquoi faut-il le retarder ? Car il faut vacciner entre temps", a-t-il insisté, précisant qu'il faut appliquer "l'ensemble des mesures barrières" pour limiter sa progression. 

Dans ce contexte, pourra-t-on éviter un reconfinement ? "Ce n'est pas le moment", a estimé Jean-François Delfraissy alors que le Premier ministre Jean Castex doit donner une conférence de presse jeudi. L'immunologue a toutefois ajouté qu'"au milieu de la semaine prochaine, ça sera le moment peut-être de discuter de mesures plus lourdes pour éviter une expansion de l'épidémie". 

Malgré la situation, le médecin table toujours sur une "sortie du tunnel" en septembre, grâce "à l'immense espoir avec les vaccins". "On ne sait pas encore si (les) vaccins vont marcher sur ce variant anglais. C'est probable, on ne le sait pas encore de manière absolue", a-t-il nuancé. "On va faire le pari qu'ils vont marcher", a-t-il cependant ajouté.

 

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