Covid-19 : Gérald Darmanin appelle les préfets à renforcer la protection des centres de vaccinations et des pharmacies

Covid-19 : Gérald Darmanin appelle les préfets à renforcer la protection des centres de vaccinations et des pharmacies
Gérald Darmanin à Ambert, le 22 juillet 2021

publié le jeudi 12 août 2021 à 10h58

Depuis le 12 juillet, 22 faits de dégradations dans les centres de dépistage, de vaccination et les pharmacies ont été recensés par le ministère de l'Intérieur. 59 faits de menaces envers des élus ont également été enregistrés.

Alors que les centres de vaccination et les pharmacies sont régulièrement visés par des actes de malveillance en pleine contestation contre la généralisation du pass sanitaire, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a appelé mercredi 11 août les préfets à renforcer la surveillance devant ces sites.

Le ministre a envoyé aux représentants de l'État dans les collectivités un télégramme à la demande d'Emmanuel Macron.

Il leur demande de mobiliser policiers et gendarmes pour renforcer la "surveillance de ces établissements". "Les maires pourront utilement être sensibilisés à l'opportunité de mobiliser leurs polices municipales et leurs dispositifs de vidéoprotection sur le sujet", ajoute-t-il.

Depuis le 12 juillet, 22 faits de dégradations dans les centres de dépistage, de vaccination et les pharmacies ont été recensés par le ministère de l'Intérieur. 59 faits de menaces envers des élus ont également été enregistrés.


Dans la nuit du 16 au 17 juillet, à Lans-en-Vercors (Isère), le centre de vaccination installé dans la salle des fêtes municipale a ainsi été inondé à l'aide d'une lance incendie, endommageant les locaux et du matériel informatique et médical. Des inscriptions ("ARN = OGM", "mort", "vaccin nouveau génocide", "assassin", "1940", croix de Lorraine) ont été retrouvées sur les murs. Dimanche, un étudiant travaillant au vaccinodrome de Toulouse a trouvé dans la salle d'attente post-vaccination "un bout de papier sur lequel était écrit 'un jour, tout ça sautera'", selon la mairie de Toulouse. Une plainte a été déposée par le patron du Samu et responsable du centre de vaccination.

Ces actes sont "généralement commis indépendamment des manifestations", souligne le télégramme, mais s'inscrivent dans le contexte de "la contestation anti-pass sanitaire observée depuis mi-juillet". Samedi dernier, quelque 237.000 personnes ont défilé en France, deux fois plus que le 17 juillet lors du premier week-end de mobilisation.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a apporté mercredi son soutien aux professionnels de santé dans un courrier adressé aux Agences régionales de santé (ARS) et aux ordres professionnels. "Je n'accepterai aucune violence, aucune intimidation, aucune atteinte à leur intégrité physique ou à leur outil professionnel. S'attaquer à nos professionnels de santé, c'est s'attaquer à la Nation", écrit le ministre dans cette lettre consultée par l'AFP, demandant que chaque fait fasse l'objet d'un dépôt de plainte.

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