Covid-19 : flambée des cas en Nouvelle-Calédonie, une quarantaine de soignants et logisticiens déployés par l'armée française

Covid-19 : flambée des cas en Nouvelle-Calédonie, une quarantaine de soignants et logisticiens déployés par l'armée française©Theo Rouby / AFP

publié le vendredi 22 octobre 2021 à 16h57

L'archipel du Pacifique est confronté à une violente première vague de coronavirus, qui a fait 245 morts depuis début septembre.

La Nouvelle-Calédonie fait face à une flambée des cas de Covid-19. Dans cette lutte, l'armée française va dépêcher une quarantaine de soignants et logisticiens dans l'archipel français, comme l'a annoncé ce vendredi 22 octobre le gouvernement, dans un communiqué.



L'archipel du Pacifique est confronté à une violente première vague de coronavirus, qui a fait 245 morts depuis début septembre.

La situation sanitaire jette le trouble sur l'organisation du référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, prévu le 12 décembre. Les indépendantistes demandent son report à 2022 en raison de l'épidémie, tandis que les loyalistes prônent son maintien.

Dès le 25 octobre, l'armée française déploiera une équipe de 39 soignants et logisticiens du Service de santé des armées (SSA) et du régiment médical de l'armée de Terre (RMED), selon les ministères des Armées et des Outre-mer.

Ces militaires permettront de faire fonctionner cinq lits de réanimation à la fin du mois, comme évoqué mercredi par le Premier ministre Jean Castex.

L'armée a déjà envoyé à plusieurs reprises des renforts médicaux Outre-mer pour faire face au Covid, en Guyane entre mai et juillet, ainsi qu'en Martinique entre août et octobre.

Confinement strict

Pour tenter de lutter contre la progression inquiétante de la pandémie, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie et l'Etat ont annoncé mercredi 20 octobre une poursuite du confinement strict le week-end jusqu'à la fin du mois d'octobre.  

Ces mesures, qui impliquent une attestation pour tout déplacement ainsi que la fermeture de tous les commerces non essentiels, entrera en vigueur le samedi à 14 heures jusqu'au lundi à 5 heures du matin.      

Compte tenu du week-end de la Toussaint, les cultes religieux seront autorisés "avec une jauge maximale d'un siége sur deux et l'obligation de présenter le pass sanitaire". Le couvre-feu est en outre maintenu, comme en semaine, de 22 heures à 5 heures du matin.

Le maintien dans la France choisi lors des deux précédents votes

Dans le cadre du processus de décolonisation par étapes de l'accord de Nouméa (1998), 185.004 électeurs calédoniens sont appelés à répondre pour la troisième fois le 12 décembre à la question : "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?".        

Lors des deux précédents votes, les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020, ils avaient choisi le maintien dans la France à 56,7% puis à 53,3%.

Un important dispositif de sécurité qui se veut "rassurant" et "dissuasif", avec l'envoi de 2.000 gendarmes, policiers et militaires, sera déployé pour encadrer le déroulement du troisième référendum sur l'indépendance.

"L'Etat se tient prêt pour assurer un déroulé sincère et sécurisé du scrutin", a déclaré le haut-commissaire de la République, Patrice Faure, lors de la présentation à la presse de cette "manoeuvre en renforts". Il était accompagné des dirigeants des différentes forces impliquées (gendarmerie, police, armée).

Une cellule dédiée à la cybersurveillance "pour traiter dans les plus brefs délais les appels à la violence ou à la haine sur les réseaux sociaux" a également été mise sur pied.

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