Covid-19 : faut-il s'inquiéter pour le rythme de vaccination ?

Covid-19 : faut-il s'inquiéter pour le rythme de vaccination ?
(illustration)

publié le vendredi 11 juin 2021 à 14h50

Plus de 15 millions de Français ont terminé leur vaccination contre le virus. Mais le chemin est encore long.

Après des mois de déploiement progressif, la vaccination contre le Covid-19 bat son plein depuis plusieurs semaines, avec plus de 600.000 injections réalisées par jour en moyenne.

Le cap des 30 millions de primo-vaccinés, espéré par l'exécutif pour la mi-juin, devrait être franchi avant la date-butoir fixée par le gouvernement.

Après l'engouement consécutif à l'ouverte à toute la population adulte, quelques signaux laissant percevoir un ralentissement du rythme de vaccination apparaissent, notamment quant aux prises de rendez-vous. La moyenne de prises de rendez-vous sur la plateforme Doctolib pour des premières injections est ainsi passée de 355.000 le 12 mai dernier à 193.000 le 9 juin, selon des chiffres compilés par Les Echos.

La moyenne sur 7 jours de premières injections pratiquées en une journée se stabilise sur un plateau, autour des 350.000 doses par jour.

Ces chiffres n'inquiètent pas pour autant le ministère de la Santé. Il n'y a pas du tout une réduction de la demande", a déclaré Olivier Véran, jeudi 10 juin. Le ministre de la Santé a indiqué que des créneaux restent disponibles du fait de la forte augmentation de l'offre de vaccins, "nous avons reçu des livraisons en très grand nombre sur le mois de juin". Le ministère justifie notamment ce phénomène par "la plus faible appétence de la population active pour les créneaux en semaine". "Il y a des créneaux disponibles du fait de l'augmentation de l'offre de vaccins, pas d'une réduction de la demande", insiste t-il.

L'incertitude des grandes vacances

"Il n'y a pas de ralentissement, car on consomme toutes les doses et dans les centres de vaccination d'Ile-de-France, on est toujours à 97 % de taux d'utilisation de Pfizer et Moderna", a pour sa part commenté le directeur de l'ARS d'Île-de-France, Aurélien Rousseau.

La poursuite de la campagne vaccination pendant les vacances d'été, elle, arrive avec son lot de questions. Interrogé à ce sujet début juin, Olivier Véran avait annoncé une "mesure dérogatoire" pour permettre aux Français qui ont déjà reçu une dose de vaccin de décaler la deuxième injection. Un battement de deux semaines sera autorisé par rapport à la date normale

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