Covid-19 : faut-il laisser les collèges et les lycées fermés après les vacances de la Toussaint ?

Covid-19 : faut-il laisser les collèges et les lycées fermés après les vacances de la Toussaint ?
Un lycée de Rennes, le 1er septembre 2020.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 12h19

L'épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève, a recommandé lundi matin de ne pas rouvrir les collèges, lycées et universités après la Toussaint. Le Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur demande "a minima" de faire des "demi-classes".

Après l'instauration d'un couvre-feu qui concerne deux tiers des Français, les demandes, de la part de médecins et d'élus, se multiplient pour reconfiner, plus ou moins strictement, le territoire pour faire face à la deuxième vague de Covid-19.

"Un reconfinement paraît plausible, il a été fait en Israël et en Australie avec beaucoup de succès", a notamment souligné lundi 26 octobre auprès de BFMTV l'épidémiologiste Antoine Flahault. 




"Il ne faudrait pas que les écoles rouvrent à la rentrée des vacances de la Toussaint, en tout cas les écoles secondaires et les universités dans leur enseignement présentiel", plaide dans tous les cas le directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève. "Les écoles primaires pourraient rester ouvertes mais devraient imposer le port du masque, même aux enfants de plus de 6 ans", a-t-il détaillé.

"Ça fait un mois qu'on a demandé la mise en place du plan de continuité pédagogique dans tous les départements à risque", a par la suite réagi Jean-Rémi Girard, président du SNALC (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur), auprès de la chaîne d'information. "C'est-à-dire a minima que l'on se retrouve dans des situations où l'on enseigne à demi-classe afin de limiter le brassage et de permettre la distanciation physique dans nos établissements", a-t-il détaillé. "Ça fait un mois qu'on parle dans le vide", a-t-il déploré. 

Jean-Rémi Girard appelle le ministère de l'Éducation nationale à se préparer à mettre en place ce plan. "Il faut s'occuper de la moitié de la classe qui ne serait pas dans l'établissement. Il faut retrouver des locaux, du matériel informatique, des encadrants pour que ces élèves-là puissent travailler", a-t-il insisté.
 

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