Covid- 19 : faudrait-il n'envoyer à l'école que les élèves en difficulté ?

Covid- 19 : faudrait-il n'envoyer à l'école que les élèves en difficulté ?
L'infectiologue Eric Caumes estime que les écoles facilitent la transmission du Covid-19

, publié le jeudi 12 novembre 2020 à 12h21

Le professeur Eric Caumes, patron de l'infectiologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, propose une solution pour éviter la propagation du coronavirus. Selon lui, il faudrait garder les écoles ouvertes uniquement pour les élèves en difficulté.

Mercredi, 329 personnes sont décédées à l'hôpital du Covid-19 et 351 nouveaux patients ont été admis en réanimation.

La seconde vague touche la France de plein fouet. Pour l'instant, il est impossible de voir les effets du confinement estime le chef de l'infectiologie de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le Pr Eric Caumes, interrogé par Le Parisien. "Il faut entre 15 et 21 jours et nous en sommes qu'à 12", note le spécialiste. Toutefois, il observe un ralentissement dans certaines villes où le couvre-feu n'a pas été instauré. Cela correspond d'après lui "à la fermeture des écoles et aux vacances scolaires de la Toussaint."


Un compromis à trouver

Selon le Pr Caumes, c'est une des pistes à étudier pour la suite du confinement. Il évoque "un compromis". Selon lui, il faudrait fermer les collèges, lycées et universités "sources de clusters". "Mais tout fermer, c'est se heurter au problème du décrochage scolaire. Je pense donc que les élèves en difficulté devraient continuer à aller à l'école et les autres rester chez eux", continue le médecin.

Il propose en outre de garder les terrasses des restaurants ouvertes si elles sont bien aérer mais de fermer les lieux où sont "agglutinés" les clients comme pat exemple les bars. Il prône aussi pour une réouverture des petits commerces.


Pas d'assouplissement en vue

Le Premier ministre Jean Castex doit prendre la parole ce jeudi à 18h pour annoncer le déroulement de la suite du confinement conformément aux décisions qui auront été prises en conseil de défense le matin même.

Il ne devrait pas annoncer d'assouplissement du confinement. "La baisse n'est pas suffisamment forte et on n'a pas suffisamment de recul pour savoir si ce n'est que conjoncturel ou tendanciel", explique-t-on dans l'entourage du Premier ministre.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.