Covid-19 et restaurants fermés : "Les dommages collatéraux vont être terribles", craint Philippe Etchebest

Covid-19 et restaurants fermés : "Les dommages collatéraux vont être terribles", craint Philippe Etchebest
Philippe Etchebest.

, publié le mercredi 23 décembre 2020 à 10h50

Au micro de RTL ce mercredi 23 décembre, Philippe Etchebest s'inquiète des dommages économiques de la crise sanitaire sur les restaurateurs.

Mardi 22 décembre, le Premier ministre Jean Castex assurait qu'il ne pouvait pas "garantir" que les cafés, bars et restaurants "rouvriront le 20 janvier". "Cela va dépendre de la façon dont nous aurons passé la période des fêtes", ajoutait le chef du gouvernement.

Alors que les questions autour d'un reconfinement éventuel après les fêtes de fin d'année se posent, Philippe Etchebest ne cache pas son inquiétude au micro de RTL ce mercredi 23 décembre.


"On ne sera jamais ouverts le 20 janvier", prédit le juré de Top Chef, tablant plutôt sur une réouverture en "février-mars". "Personne n'a envie de mourir du Covid-19, mais on n'a pas envie non plus de mourir des conséquences économiques. Les dommages collatéraux vont être terribles", déplore Philippe Etchebest. "Que tout cela nous serve de leçon et qu'on en tire profit de toute cette histoire pour ne plus recommencer et en sortir avec le moins de casse possible", ajoute-t-il, toujours sur RTL.

Selon lui, "on ne devrait pas avoir à choisir entre l'économie et la santé", le secteur de la restauration "est parvenu a démontrer qu'(il) n'était pas responsable" de cette crise sanitaire, estime le célèbre chef.

Une étude pointe le risque associé à la fréquentation des bars et restaurants

Selon un étude rendue publique jeudi, aller dans les restaurants ou les bars augmente le risque d'attraper le Covid-19, et les repas en général jouent un rôle central dans les contaminations.

"On voit dans cette étude une augmentation du risque associée à la fréquentation des bars et restaurants", a expliqué à l'AFP son auteur principal, Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement.

Mais "il faut être prudent" dans l'interprétation de ces résultats "sur un sujet éminemment sensible", a-t-il insisté. L'étude, baptisée ComCor, a été menée fin octobre/début novembre, pendant le couvre-feu puis le commencement du confinement, quand les établissements étaient partiellement voire complètement fermés.

Il est donc difficile de savoir "quelle est la part réelle des restaurants et des bars dans la transmission" du virus, puisque cette période ne correspondait pas à leur fonctionnement normal.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.