Covid-19 : en France, l'épidémie ne ralentit plus

Covid-19 : en France, l'épidémie ne ralentit plus
(Photo d'illustration)

publié le mardi 19 octobre 2021 à 22h51

Si le nombre de malades hospitalisés pour des formes graves diminue chaque jour un peu plus, le nombre de nouvelles contaminations et d'hospitalisations repart légèrement à la hausse.

"L'épidémie recommence à gagner du terrain. C'est très léger, mais il faut être vigilant", a prévenu mardi 19 octobre sur RTL le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

En effet, le taux d'incidence est reparti à la hausse pour la première depuis août, se rapprochant du seuil d'alerte de 50 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants au niveau national (48,4), en évolution de 11% par rapport à la semaine dernière.



Selon le dernier bilan de Santé publique France, 5.934 cas de contaminations ont été recensés ces dernières 24 heures, contre 5.880 la semaine dernière. Une hausse qui pourrait bien être sous-estimée : 379.242 tests ont été réalisés vendredi dernier, jour d'entrée en vigueur de la fin de la gratuité des tests PCR et antigéniques dits "de conforts", contre 690 248 une semaine avant. Soit quasiment moitié moins (- 45%). 

Les hospitalisations repartent également légèrement à la hausse : 6.483 malades du Covid-19 étaient hospitalisés mardi, contre 6.468 la veille et 6.629 mardi dernier. Parmi ces patients, 286 ont été admis à l'hôpital au cours des dernières 24 heures.

En revanche, les services de soins critiques continuent de se vider. Avec 63 nouvelles entrées en réanimation, 1.046 personnes étaient prises en charge mardi dans ces services réservés aux formes les plus graces, contre 1.049 la veille et 1.111 la semaine dernière.

Santé publique France recense 39 décès liés au Covid-19 à l'hôpital ces dernières 24 heures, portant le nombre total à 117.330 morts en France depuis le début de l'épidémie.

"Trop tôt pour parler d'une cinquième vague"

Face à ces chiffres, l'exécutif tente de rassurer. Il est "beaucoup trop tôt" pour parler d'une cinquième vague, a estimé Gabriel Attal mardi matin. "Je ne peux pas vous dire aujourd'hui que ce qu'on observe, ce sont les premiers embruns d'une cinquième vague", a assuré le porte-parole du gouvernement. Ca montre qu'il faut continuer à protéger les Français avec la vaccination", a t-il affirmé.

"Les hospitalisations ne vont pas remonter dans les mêmes proportions qu'elles ont pu le faire sur la vague hivernale de l'année dernière, parce que la France est massivement vaccinée", a également dit l'épidémiologiste Pascal Crepey auprès de franceinfo. 

Cette stagnation, voire augmentation des cas, est une tendance commune à l'Europe, souligne Le Parisien. En effet, le nombre de cas positifs quotidiens s'est stabilisé en Espagne et en Italie, et repart en légère hausse en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. 

Au Royaume-Uni, la situation est beaucoup plus critique, avec plus de 40.000 cas et 100 décès rapportés chaque jour. Cela pourrait s'expliquer par la quasi-absence de restrictions sanitaires et de pass sanitaire, mais aussi par la précoce et massive campagne de vaccination dès décembre 2020. Les vaccins semblent en effet perdre de leur efficacité au bout de quelques mois. 
 

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