Covid-19 : deux millions d'actes, d'examens, d'opérations repoussés lors de la première vague, s'alarme la Fédération hospitalière

Covid-19 : deux millions d'actes, d'examens, d'opérations repoussés lors de la première vague, s'alarme la Fédération hospitalière
Frédécric Valletoux à Paris, le 18 septembre 2018.
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, publié le lundi 23 novembre 2020 à 12h08

Les déprogrammations -souvent synonymes de pertes de chances pour les patients- ont été beaucoup moins nombreuses lors de la deuxième vague.

Ils sont les "victimes collatérales" de l'épidémie de coronavirus : tous ceux dont l'opération ou l'examen a été reportée à cause de la mobilisation des hôpitaux pour lutter contre le Covid-19. Durant le premier confinement, deux millions d'actes ont été annulés ou reportés, a indiqué dimanche 22 novembre le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux.

"Pendant la première vague de l'épidémie, entre la mi-mars et la mi-mai, il y a eu deux millions d'actes, d'examens, d'opérations qui ont été annulés, reportés, repoussés, a indiqué Frédéric Valletoux sur franceinfo. C'est énorme.

C'est du jamais vu". Avec comme conséquence, pour certains, une perte de chance de survie, à cause de la détection tardive de la maladie. "On sait que sur la chirurgie, cela représente -60% d'actes réalisés, a détaillé Frédéric Valletoux. Sur les coloscopies, il y a eu -90% d'actes qui ont été faits. On a quasiment plus fait de détection de cancers colorectaux pendant deux mois."


"On a mis ces chiffres sur la table pour que lorsqu'on fera le bilan, on regarde ceux qui ont été victimes du virus mais aussi tous ceux qui auront été les oubliés, les victimes collatérales de cette épidémie, liées à la nécessité de tourner les services hospitaliers très principalement vers les patients Covid au détriment d'autres pathologies". Selon lui, les hôpitaux français manquent de moyens, de flexibilité et de capacité à s'adapter à des pics épidémiques.

"Heureusement que pendant la deuxième vague, on a su mieux accueillir les patients Covid et non-Covid, a toutefois expliqué Frédéric Valletoux. Il y a eu des déprogrammations, mais elles sont moins nombreuses. Les hôpitaux auront résisté à cette épidémie, mais à quel prix ! Au prix de la pénibilité et d'une grande surcharge de travail pour le personnel. Et pour certains patients, beaucoup de retard de prise en charge."
 

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