Covid-19 : des médecins reçoivent des menaces de mort envoyées par des anti-vaccins

Covid-19 : des médecins reçoivent des menaces de mort envoyées par des anti-vaccins
Photo d'illustration

, publié le samedi 12 décembre 2020 à 22h40

Le médecin généraliste et président du syndicat Union française pour une médecine libre (UFML) Jérôme Marty a recensé une dizaine de médecins victimes de menaces de la part d'anti-vaccins.

Des médecins menacés de mort par les anti-vaccins. Selon Le Parisien ce samedi 12 décembre, Jérôme Marty, médecin généraliste, président du syndicat Union française pour une médecine libre (UFML) et chroniqueur aux Grandes Gueules sur RMC, reçoit quotidiennement des messages insultants - "minable", "payé par Big Pharma", "salopard", accusé d'avoir "du sang sur les mains".


Jérôme Marty l'affirme : il a reçu "cinq ou six menaces de mort", transmises par lettres anonymes, via Messenger, écrites ou audio, et a porté plainte à chaque fois.

"Une balles dans la tête (...) vous trafiquez les chiffres du Covid-19 (...) le jour venu c'est la corde qui t'attend", peut-on notamment lire dans un message publié dans l'article du Parisien.

"Je vais te crever"

Le médecin relate également cette fois où un homme s'est fait passer pour un patient et l'a contacté via le téléphone de son cabinet. "J'ai eu le droit à un déversement d'insultes, d'injures, de menaces de mort : 'Je vais te crever, je vais venir te fumer...'", rapporte Jérôme Marty, précisant que cet homme, "atteint d'une pathologie psychiatrique, le syndrome de Diogène (...) a fini en garde à vue".

Puis un autre, "par courrier anonyme. Il laissait entendre par une tournure de phrase qu'il voulait attenter à ma vie. Là encore, il était manifestement désaxé et ça n'est pas allé beaucoup plus loin", ajoute le médecin et chroniqueur.

Selon lui, la sortie du documentaire complotiste Hold-Up a agi comme "un accélérateur".

Jérôme Marty n'est pas le seul : le président du syndicat UFML a compté une dizaine de ses confrères qui ont été également victimes de ces tentatives d'intimidation. Ils "souhaitent pas en parler publiquement, car ils ont peur d'attiser la chose", précise-t-il, toujours selon Le Parisien.

Une campagne de vaccination début 2021

En France, la campagne de vaccination devrait commencer début janvier, elle concernera d'abord les résidents d'Ehpad, personnes les plus fragiles. Un rapport sur les effets indésirables signalés sera publié chaque semaine et un "dispositif renforcé" sera mis en place pour faciliter leur déclaration, a précisé l'Agence du médicament (ANSM) vendredi 11 décembre.

"L'enjeu majeur est (...) d'identifier des effets indésirables qui n'auraient pas été observés lors des essais cliniques", a ajouté Céline Mounier, directrice de la surveillance à l'ANSM, lors d'un point presse en ligne.

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