Covid-19 : des manifestants protestent contre une "dictature sanitaire" dans plusieurs villes de France

Covid-19 : des manifestants protestent contre une "dictature sanitaire" dans plusieurs villes de France
Manifestation à Paris, près du Louvres, ce samedi 17 juillet 2021.

publié le samedi 17 juillet 2021 à 15h36

Plusieurs manifestations ont lieu ce samedi 17 juillet en réaction à la vaccination obligatoire pour les soignants et l'extension du pass sanitaire.

Ce samedi 17 juillet, trois jours après de premières mobilisations, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes de France. A Paris, des gilets jaunes sont venus gonfler le cortège, comme le montrent les images captées par BFMTV.



Les manifestants protestent contre ce qu'ils nomment une "dictature sanitaire", après les mesures annoncées lors de l'allocution d'Emmanuel Macron lundi 12 juillet : la vaccination obligatoire pour les soignants et l'extension du pass sanitaire - prouvant qu'on est entièrement vacciné, en possession d'un test négatif récent ou immunisé - pour accéder aux trains ou aux bars et restaurants notamment.



"Macron démission"

Dans la manifestation à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, ils sont quelque 400 personnes dans les rues, scandant "Macron démission" ou "liberté, liberté".

La préfecture multiplie les mesures pour contenir l'explosion des cas de Covid-19 dans le département.

Elles se sont rassemblées devant la préfecture avant de défiler dans le centre historique de la cité catalane, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"C'est donc ça, la démocratie en France", pouvait-on lire sur une pancarte tenue par une jeune femme.

Une autre manifestante tenait un carton sur lequel elle avait écrit: "Non à la vaccination obligatoire. La liberté vaccinale est un droit. Ne touchez pas à nos enfants".

Plusieurs personnes arboraient des étoiles jaunes sur leur T-shirt et portaient des pancartes faisant un parallèle entre la traque des juifs et celle, selon eux, contre les opposants aux vaccins.

Un manifestant en treillis particulièrement énervé s'en est pris verbalement à deux journalistes de l'AFP. "Pourquoi vous mentez, les journalistes ? Pourquoi vous le dites pas qu'on est en dictature ? Vous êtes complices !", a-t-il lancé, avant de menacer de leur "péter la gueule" si elles ne quittaient pas les lieux.

Explosion des cas

Les Pyrénées-Orientales enregistre une explosion fulgurante des cas de Covid-19 et, avec plus de 250 cas pour 100.000 habitants, détient le taux d'incidence le plus élevé de métropole.

La préfecture a imposé à partir de samedi et jusqu'au 2 août dans tout le département le port du masque dans les espaces publics, sauf sur la plage et les grands espaces naturels, ainsi que l'interdiction de la consommation de boissons alcoolisées sur l'espace public en dehors des restaurants et bars.

Nouveau tour de vis ce samedi des services de l'Etat avec la fermeture dès 23h00 des bars, restaurants, établissements de plage et épiceries de nuit des Pyrénées-Orientales. La mesure sera effective à partir de dimanche soir jusqu'au 2 août.

Vers une adoption du projet de loi fin de semaine

Mercredi, alors que la France célébrait sa fête nationale du 14 juillet, plus de 19.000 personnes, selon les autorités, manifestait déjà dans le pays.

Le projet de loi des nouvelles mesures anti-Covid viendra mardi en fin de journée en commission à l'Assemblée nationale, avant l'hémicycle le lendemain.

Ce sera jeudi au tour du Sénat dominé par la droite, en vue d'une adoption définitive d'ici la fin de semaine, au bout de la session extraordinaire de juillet.

Députés et sénateurs pourraient assez rapidement tomber d'accord sur ce texte qui fait l'objet sur ses principes d'une assez large approbation, hormis LFI et le RN.

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