Covid-19 : des élus de la Loire réclament des "moyens sanitaires de l'armée", l'ARS temporise

Covid-19 : des élus de la Loire réclament des "moyens sanitaires de l'armée", l'ARS temporise
Hôpital Lariboisière à Paris, le 14 octobre 2020.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 11h32

Alors qu'une vingtaine d'élus réclament l'assistance sanitaire de l'armée, l'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes assure que la situation dans les hôpitaux de la Loire était "tendue" mais "sous contrôle".

Alors que la Loire est l'un des départements les plus touchés par le Covid-19 avec un taux d'incidence "proche de 1.000", 21 maires de la vallée du Gier, dans le sud du département, ont demandé jeudi à l'État, dans un courrier adressé à la préfète Catherine Séguin, "l'installation de moyens sanitaires militaires pour pallier le manque de personnels soignants" dans la vingtaine de communes de ce territoire.




"La situation est inquiétante, indiscutablement, et très tendue dans les hôpitaux mais nous la maîtrisons. Nous n'en sommes pas à appeler l'armée car nous faisons face", a répliqué dimanche 25 octobre à l'AFP Jean-Yves Grall, le directeur général de l'Agence régional de santé (ARS) de l'Auvergne-Rhône-Alpes. "Je comprends l'inquiétude de ces élus, qui réagissent à l'aune de l'augmentation actuelle.

Elle est justifiée. Pour autant, le recours à l'armée n'est pas du tout d'actualité aujourd'hui. On n'en est pas là", a-t-il insisté 

"Nous avons mis en place une organisation territoriale portée par le CHU de Saint-Étienne en notre nom, pour réunir l'ensemble des établissements privés et publics dans la prise en charge de cette vague", ajoute le Dr Grall. "L'idée, c'est d'être dans une adaptation permanente pour avoir un coup d'avance et garder de l'air dans chaque établissement", selon lui.

Outre une augmentation des lits de réanimation et une "déprogrammation totale sur l'ensemble de la région des activités non-urgentes", des transferts intra et extra régionaux de patients atteints du Covid ont débuté et seront à nouveau réalisés durant la semaine à venir, notamment vers la région Nouvelle Aquitaine et vers la région Pays de la Loire. "Nous ne souhaitons pas attendre que le système soit saturé pour nous préoccuper des solutions", assure Jean-Yves Grall. "Nous prendrons d'autres dispositions si cela s'avère nécessaire".

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