Covid-19 : de plus en plus de jeunes souhaitent se faire vacciner

Covid-19 : de plus en plus de jeunes souhaitent se faire vacciner
Une personne reçoit une dose de vaccin contre le Covid, le 3 mai 2021.

publié le vendredi 07 mai 2021 à 15h55

Au niveau national, 56% des Français ont l'intention de se faire vacciner. Les personnes qui ne se souhaitent pas mettent en avant leurs doutes sur la sûreté et de l'efficacité des vaccins. 

Alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 s'accélère progressivement, de plus en plus de jeunes souhaitent se faire vacciner.

Selon une enquête réalisée par Santé publique France et publiée vendredi 7 mai, 55% des personnes âgées de 18 à 24 ans non encore vaccinées assurent qu'elles veulent "certainement" ou "probablement" se faire vacciner*. 



Mi-mars, dans cette même classe d'âge, à peine plus du tiers (36%) des personnes interrogées faisaient la même réponse. L'intention de se faire vacciner progresse également chez les 25-34 ans, à 43% contre 39% mi-mars. Elle reste stable sur l'ensemble de la population où elle est toutefois majoritaire : 56% des Français ont ainsi l'intention de se faire vacciner.

L'adhésion à la vaccination est nettement plus élevée chez les personnes appartenant aux "catégories socio-professionnelles supérieures", où elle se monte à 64%. Chez les "CSP-" et les inactifs, l'adhésion descend à 50%. Les hommes sont beaucoup plus favorables à l'injection que les femmes : 62% des hommes sont partants contre 51% de femmes.

Parmi les 44% de personnes rétives à la vaccination, "les raisons déclarées pour justifier leur choix étaient le plus souvent : 'Les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs' (69%) ; 'ce n'est pas efficace pour empêcher la propagation de l'épidémie (26%) ou la maladie' (25%) ; 'je préfère d'autres moyens de prévention comme les gestes barrières' (23%) ainsi que 'on ne peut pas choisir son vaccin' (20%)", indique Santé publique France. Un tiers de ces personnes indiquent qu'elles seraient prêtes à changer d'avis s'il y avait "des informations qui prouvent l'efficacité et la sûreté du vaccin".

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, fin décembre, un quart de la population a reçu au moins une injection et 11% a reçu deux doses.


Par ailleurs, Santé publique France indique que 13,2% de la population possédait des anticorps contre le coronavirus au début du mois de février, contre 9% en octobre, selon une enquête de séroprévalence réalisée sur un échantillon de prélèvements sanguins. 

Très peu de personnes présentant déjà des anticorps issus de la vaccination à cette date (il faut compter 15 à 21 jours après la première injection "pour obtenir une réponse sérologique pleinement détectable"), ce pourcentage reflète essentiellement la part de la population ayant été infectée par le Sars-CoV-2, souligne l'agence sanitaire. L'Institut Pasteur estime pour sa part, à partir de projections mathématiques, qu'au 22 mars, un peu plus de 20% de la population de plus de 20 ans avait été infectée par le virus.

"Cette séroprévalence est en progression régulière mais le niveau atteint confirme que seule une vaccination de masse permettra d'atteindre rapidement une immunité collective susceptible d'influencer très favorablement la dynamique de l'épidémie", ajoute Santé publique France.


* Enquête réalisée par téléphone les 21 et 23 avril, c'est-à-dire avant les annonces d'Emmanuel Macron sur l'accélération du calendrier vaccinal.

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