Covid-19 dans les Hauts-de-France : la pression hospitalière plus élevée qu'à la première vague

Covid-19 dans les Hauts-de-France : la pression hospitalière plus élevée qu'à la première vague
(illustration)

publié le jeudi 25 mars 2021 à 13h01

Plus de 60 personnes entrent dans les services de réanimation des hôpitaux de la région chaque jour.

La situation sanitaire continue de se dégrader en France, et notamment dans les Hauts-de-France, où les hospitalisations dues au covid-19 ont dépassé les niveaux atteints lors des deux premières vagues de l'épidémie, a annoncé jeudi 25 mars l'ARS. 

"La situation hospitalière reste très tendue dans les Hauts-de-France avec 60 à 70 personnes qui entrent en réanimation et soins intensifs Covid chaque jour", constate dans un communiqué l'Agence régionale de Santé de cette région soumise depuis une semaine, comme l'Île-de-France, à un nouveau confinement pour tenter de freiner l'épidémie.


En tout, "3.281 personnes Covid+ sont actuellement hospitalisées dans la région, dépassant ainsi les deux vagues précédentes" et "la circulation très active du virus se traduit par une nette augmentation des admissions hospitalisations", avertit l'Agence.

Depuis début mars, 38 patients en réanimation ont été transférés vers la Belgique, la Normandie, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine et ces transferts "restent indispensables" pour continuer à accueillir les patients Covid et non-Covid, souligne-t-elle.

Face à cette situation, l'ARS "a demandé aux établissements de poursuivre l'augmentation des capacités de réanimation et soins intensifs, avec un objectif qui pourrait être porté à 950 lits pour la fin de la semaine", alors que la région comptait 460 lits de réanimation avant la crise sanitaire. Cette nouvelle montée en puissance "se ferait au prix de nouvelles déprogrammations d'interventions permettant de libérer des capacités d'accueil et/ou des ressources humaines spécialisées", souligne l'ARS. 

L'Agence voit une lueur d'espoir dans l'accélération de la vaccination contre le Covid-19 et le fait que "la couverture vaccinale régionale en population générale (ayant reçu au moins une dose) est au 22 mars de 10,2%, supérieure à la moyenne nationale à 9,5%".

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