Covid-19 : dans les Antilles, les patients hospitalisés sont "jeunes, très jeunes", s'alarme Olivier Véran

Covid-19 : dans les Antilles, les patients hospitalisés sont "jeunes, très jeunes", s'alarme Olivier Véran©Lionel CHAMOISEAU / AFP

publié le vendredi 13 août 2021 à 10h05

"On ne ressort pas indemne de la visite de cet hôpital", a reconnu le ministre de la Santé Olivier Véran, en déplacement jeudi 12 août à Fort-de-France, en Martinique.

La quatrième vague de l'épidémie de Covid-19 est d'autant plus préoccupante que les malades sont "jeunes, très jeunes". C'est ce qu'à constaté le ministre de la Santé Olivier Véran, en déplacement jeudi 12 août à Fort-de-France.

Il a également déploré qu'aucun patient en réanimation "ne soit vacciné".



"La situation sanitaire est sans commune mesure avec ce que nous avons pu voir au cours des vagues précédentes et notamment en métropole", a affirmé Olivier Véran lors d'un point presse avec son collègue des Outre-mer Sébastien Lecornu à l'issue d'une visite du CHU de Fort-de-France. Selon la presse, 200 lits de réanimation supplémentaires vont être ouverts dans les Antilles.

"On ne ressort pas indemne de la visite de cet hôpital", a-t-il reconnu. "Les patients sont jeunes, très jeunes. Aux urgences, ils ont 40-50 ans. En réanimation, ils peuvent avoir 20 ans ou 30 ans", a-t-il souligné, alors qu'un forte vague de coronavirus frappe la Martinique et la Guadeloupe, deux îles où la population a été reconfinée.

Selon le ministre de la Santé, les patients "ne sont pas forcément atteints de ce que l'on appelle des comorbidités. Ce ne sont pas forcément des grands obèses".

"Ce sont des gens qui étaient en bonne santé il y a quelques jours et qui aujourd'hui sont sur le ventre, intubés, dans le coma dans les services de réanimation", a-t-il expliqué, soulignant qu'il "n'y a pas un seul patient vacciné en réanimation".

"Cela atteste de la nécessité de promouvoir la vaccination, de l'accélérer, de l'amplifier", a-t-il assuré, le taux de vaccination étant l'un des plus faibles en Martinique.

"L'heure n'est plus au doute" quant à la vaccination

Le ministère de la Santé a toutefois observé "un frémissement dans la zone Antilles, en Martinique et en Guadeloupe : il y a eu 18% d'injections en plus lundi et mardi par rapport à la semaine dernière".

"Depuis deux jours, 1.000 personnes se font vacciner quotidiennement, avant c'était 300 à 400", a confirmé à l'AFP Ruddy Valentino, médecin en service de réanimation au CHU de Fort-de-France.

"L'heure n'est plus au doute !", a-t-il souligné.

Avant l'arrivée des ministres, une centaine de manifestants a protesté devant le CHU, notamment contre l'obligation vaccinale des soignants et le manque de moyens chroniques.

Afin d'atteindre l'objectif d'une "vaccination de tous les Français" voulue par le chef de l'Etat, la fin de la gratuité des tests est aussi prévue pour la mi-octobre.

Sur Twitter, Emmanuel Macron s'est d'ailleurs félicité que dix millions de Français supplémentaires aient reçu au moins une dose de vaccin depuis son intervention du 12 juillet. "Ensemble, nous allons y arriver. Parce qu'ensemble la France est plus forte, plus solidaire, plus civique, plus responsable. Vaccinons-nous", a-t-il écrit sur Twitter.



Avec 67,5% de primo-vaccinés, la France fait mieux que l'Allemagne et les Etats-Unis mais moins bien que d'autres pays européens comme l'Espagne.

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