Covid-19: dans le nord de la France, des doses de vaccin AstraZeneca peinent à trouver preneur

Covid-19: dans le nord de la France, des doses de vaccin AstraZeneca peinent à trouver preneur
Des doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas trouvé preneurs dans des centres de vaccinations du Nord et du Pas-de-Calais, en raison de la peur d'effets secondaires, ont alerté au cours du week-end de Pâques des élus et médecins ...
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publié le lundi 05 avril 2021 à 10h40

Des doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas trouvé preneurs dans des centres de vaccinations du Nord et du Pas-de-Calais, en raison de la peur d'effets secondaires, ont alerté au cours du week-end de Pâques des élus et médecins de la région.

"C'est plus qu'un vent de panique": la maire (LR) de Calais Natacha Bouchart a indiqué lundi à l'AFP disposer de "550 doses d'AstraZeneca à écouler" et n'avoir qu'environ 70 rendez-vous prévus pour les prochains jours, alors que les créneaux dédiés aux autres vaccins se remplissent facilement.

"Cela fait huit jours que cela a commencé et vendredi (lorsque le régulateur britannique du médicament a indiqué avoir identifié 30 cas de caillots sanguins chez des personnes ayant reçu ce vaccin, NDLR), c'était le coup de grâce" a résumé l'élue.

"Il faut vraiment une campagne nationale pour expliquer que ce vaccin n'a pas plus de conséquences négatives que le Pfizer ou le Moderna", insiste-t-elle, pointant une "très mauvaise communication qui a des conséquences lourdes", avec des annulations de rendez-vous à Calais mais aussi Boulogne-sur-Mer et Gravelines.

A Gravelines (Nord), le Dr Thierry Mraovic, l'un des coordinateurs du centre de vaccination Sportica, a indiqué sur son compte Twitter que 600 doses non-utilisées avaient dû être restituées, déplorant que "les critères actuels pour le vaccin AstraZeneca (soient) aujourd'hui limités à la population de +55ans".

Dimanche, lors d'une visite à l'hippodrome de Marcq-en-Baroeul (Nord) transformé en centre de vaccination, le ministre de l'Intérieur de Gérald Darmanin a pris le pouls de cette inquiétude et tenté de rassurer. 

"Nous devons faire attention aux craintes des Français", a-t-il noté, tout en soulignant que la vaccination constituait "le meilleur rempart contre ce virus qui tue tous les jours". "Il est évident que tous les vaccins qui ont été validés par les instances sanitaires européennes et françaises sont des bons vaccins", a-t-il insisté.

Des responsables du centre ont expliqué au ministre que "quand 500 rendez-vous sont mis en ligne pour le vaccin Pfizer, ils partent en 5 minutes, alors qu'avec AstraZeneca, ça prend un jour et demi, voire deux jours".

"Toutes les doses qui sont livrées sont injectées. On ne perd pas de doses", a assuré à l'AFP dimanche Arnaud Corvaisier, directeur général adjoint de l'ARS des Hauts-de-France.

"Il y a sans doute encore de la pédagogie à faire sur ce vaccin pour qu'il puisse être considéré comme les autres par une partie de la population", a-t-il ajouté, reconnaissant "une ou deux situations un peu compliquées" ce week-end.

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