Covid-19 : contrôles accrus dans les gares, péages et aéroports

Covid-19 : contrôles accrus dans les gares, péages et aéroports
(illustration)

, publié le vendredi 26 mars 2021 à 14h49

Matignon a annoncé un tour de vis dans les contrôles des déplacements inter-régionaux, à partir de ce vendredi. Plus de 90 000 policiers et gendarmes seront mobilisés.

Théoriquement proscrits sauf motifs impérieux depuis le début du mois de mars, les déplacements entre régions vont faire l'objet d'une surveillance accrue à partir de vendredi 26 mars, a indiqué le gouvernement. Les contrôles vont ainsi "s'intensifier dès ce jour", dans les "gares, aéroports et péages routiers", tout en "poursuivant les contrôles de respect des gestes barrières" pour lutter contre le Covid-19, a indiqué Matignon.

Lors d'un point presse à Libourne (Gironde), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a précisé que 90 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour renforcer les contrôles.


Ces mesures, annoncées par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'une réunion avec le Premier ministre Jean Castex, interviennent alors que la situation épidémique est "critique avec l'entrée en action de la troisième vague et la prédominance du variant britannique". "Une course contre la montre est engagée", insiste le cabinet du Premier ministre.

Le chef du gouvernement réunissait les préfets et directeurs généraux des ARS des 19 départements faisant l'objet de mesures renforcées, pour un point de situation détaillé.  Jean Castex a estimé lors de cette réunion que "plus que jamais, nous avons besoin de l'Etat, quoi que l'on fasse et quoi que l'on en dise", ajoute le communiqué.



Depuis que la Nièvre, le Rhône et l'Aube ont rejoint la liste jeudi, 19 départements sont soumis à des mesures de "freinage renforcé" de l'épidémie: pas de déplacements à plus de 10 km sans dérogation, pas de sortie de la région sans motif impérieux, de nouveaux commerces fermés et des demi-classes en lycée.

"Ces semaines qui viennent seront difficiles, nous prendrons toutes les mesures utiles en temps et en heure et il n'y a à mes yeux aucun tabou", a averti le président de la République Emmanuel Macron, tard jeudi soir après un Conseil européen en visioconférence.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.