Covid-19 : comment l'exécutif compte accélérer la campagne de vaccination

Covid-19 : comment l'exécutif compte accélérer la campagne de vaccination
(Photo d'illustration)

, publié le vendredi 05 mars 2021 à 08h14

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi soir que l'objectif du gouvernement était désormais de pouvoir proposer la vaccination à 30 millions de personnes d'ici l'été.



Face à la reprise de l'épidémie de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi 4 mars que le Pas-de-Calais serait confiné durant les quatre prochains week-ends et laissé en sursis une vingtaine d'autres départements en "surveillance renforcée", dont tous ceux de l'Île-de-France. Avec toujours l'objectif d'éviter un troisième confinement national.

"Le confinement n'est pas impossible, mais il n'est pas inéluctable", a martelé le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse, en insistant sur la "contrepartie" d'un dépistage massif et de la vaccination.

Une volonté affichée par Emmanuel Macron lors du Conseil de défense sanitaire qui s'est tenu mercredi 3 mars. "Vous êtes gentils mais tant que vous avez des vaccins dans les frigos, je ne reconfinerai pas les gens. Soyez bons avec la vaccination", a lancé le chef de l'Etat.

Alors que seulement 3,2 millions de personnes ont pour l'instant reçu une première injection, et plus de 1,7 million ont été vaccinées avec deux doses, Jean Castex a annoncé un triplement des livraisons de vaccins en mars et avril (22 millions de doses attendues) par rapport à janvier et février (7 millions de doses reçues). Il espère désormais pouvoir vacciner en première injection "au moins 20 millions de personnes" d'ici la mi-mai, soit tous les plus de 50 ans volontaires, et proposer la vaccination à 30 millions de personnes d'ici l'été.  "Ces chiffres sont crédibles car ils correspondent à l'augmentation des capacités des sites de production", a précisé vendredi matin la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Comment le gouvernement va-t-il s'y prendre ?

"Coup d'accélérateur sur les tests et les vaccins dès ce week-end"

"Maires, soignants, hôpitaux, tout le monde doit être sur le pont, y compris le week-end, pour vacciner aussi vite que possible", a martelé le chef du gouvernement, en annonçant "un coup d'accélérateur sur les tests et les vaccins dès ce week-end", en priorité dans les 23 départements placés sous surveillance renforcée. Le ministre de la Santé Olivier Véran a lui évoqué, pour tout le pays, "l'ouverture d'un maximum de centres de vaccination et la création de centres éphémères supplémentaires partout où cela sera jugé utile pendant tout ce week-end".

Un total de 135.000 nouvelles doses seront allouées aux 23 départements prioritaires dès jeudi, dont 12.000 à Nice et 11.000 à Paris ce week-end dans une opération flash, ont précisé les deux mairies. "Ce sera une première en France, puisqu'on n'aura jamais vu, sur 48 heures, si nous atteignons cet objectif, un tel niveau de vaccination d'une telle ampleur", a affirmé le maire de Nice Christian Estrosi jeudi soir.

Élargissement de la vaccination

L'exécutif a par ailleurs élargi sa campagne de vaccination. Jusqu'ici réservé aux professionnels de santé et aux 2 millions de personnes de 50 à 64 ans atteintes d'une comorbidité (diabète, hypertension, antécédents de cancer...), le vaccin AstraZeneca va désormais être proposé aux 65-75 ans présentant ces mêmes pathologies. 

"Si vous avez entre 50 et 74 ans, mais que vous n'avez pas de pathologie particulière, vous pourrez vous faire vacciner à compter de mi-avril", a par ailleurs annoncé Jean Caste lors de la conférence de presse. 

Les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes autorisés à vacciner

Les personnes de plus de 50 ans atteints d'une comorbidité pourront se faire vacciner par leur pharmacien, sans ordonnance, "à compter de la semaine du 15 mars, une fois que nous aurons reçu la prochaine livraison de vaccins AstraZeneca", a annoncé le Premier ministre, rappelant que la Haute Autorité de santé (HAS) avait donné son feu vert. 

Un décret paru vendredi au Journal officiel précise également que les sages-femmes et infirmiers peuvent vacciner

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