Covid-19 : cet outil utilisé par le gouvernement mis à disposition du grand public

Covid-19 : cet outil utilisé par le gouvernement mis à disposition du grand public©Panoramic (photo d'illustration)

, publié le mercredi 24 février 2021 à 20h55

Le Huffington Post rapporte mercredi 24 février que la population va pouvoir avoir accès aux modélisations de l'Institut Pasteur. C'est un indicateur dont se sert le gouvernement pour tenter d'anticiper l'évolution de l'épidémie de Covid-19.

La population française va pouvoir tenter de suivre au plus près l'évolution de l'épidémie de Covid-19 dans le pays.

Selon un communiqué de l'Institut Pasteur relayé par le Huffington Post du mercredi 24 février, les modélisations de la pandémie élaborées par l'établissement vont être disponibles pour le grand public.


Les chercheurs tentent d'établir des prédictions et autres hypothèses sur les futures conséquences de l'épidémie. Pour cela, ils se basent sur plusieurs facteurs très variés. Cela englobe entre autres le nombre de cas recensés, l'âge des patients mais aussi d'autres données peu observées comme les conditions météorologiques ou la mobilité d'une population ciblée (le nombre de fois qu'elle prend les transports en commun ou se rend dans un commerce etc...), rapporte le Huffington Post.

Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique et de l'unité de modélisation mathématique des maladies infectieuses de l'Institut Pasteur, est responsable de la structure qui produit ces chiffres. Il explique que cela aide « à mieux comprendre comment les virus se propagent dans les populations, à quantifier les risques, à évaluer l'impact des mesures de contrôle et à anticiper la suite. »

Un indicateur intéressant mais à prendre avec des pincettes

Les modélisations de l'épidémie représentent un indicateur intéressant pour comprendre l'évolution de la crise sanitaire dans le pays. Pour preuve, le gouvernement lui-même se base en partie sur les données que les modélisations indiquent pour adapter sa politique. Les hôpitaux le prennent aussi en compte pour anticiper un possible engorgement des services.

Les scientifiques tentent d'être le plus précis possible dans leurs prévisions et doivent donc prendre continuellement en compte les nouveaux facteurs qui modifient le nombre de contaminations en France. Cela a notamment été le cas à l'arrivée du variant anglais qui a relancé l'épidémie dans notre pays.

Pour autant, ces études ne proposent pas non plus des prévisions sûres et infaillibles. Le Huffington Post rapporte que les chercheurs ont évalué l'erreur relative pour les projections du nombre de lits de soins critiques, à l'échelle nationale. Selon les chiffres rapportés, elle était estimée à 6% à 7 jours et 11% à 14 jours.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.