Covid-19 : ces départements qui imposent des restrictions

Covid-19 : ces départements qui imposent des restrictions
Le port du masque est obligatoire sur les Planches de Deauville - ici, le 2 août.

publié le mercredi 04 août 2021 à 11h15

REPÈRES. Pour endiguer la quatrième vague de l'épidémie, due au variant Delta, de nombreux territoire de métropole et d'outre-mer imposent à nouveau le masque à l'extérieur, limitent les rassemblements ou interdisent la consommation d'alcool dans la rue. 



EN MÉTROPOLE 
Le masque est désormais obligatoire dans les zones les plus fréquentées de 29 départements

- Alpes-Maritimes 
- Ariège 
- Aude 
- Bas-Rhin 
- Bouches-du-Rhône 
- Charente-Maritime
- Finistère
- Gironde 
- Corse-du-Sud 
- Côtes-d'Armor 
- Haute-Corse
- Haute-Garonne 
- Haute-Savoie 
- Hérault 
- Ille-et-Vilaine 
- Landes 
- Loire-Atlantique 
- Meurthe-et-Moselle 
- Morbihan 
- Nord 
- Pas-de-Calais 
- Pyrénées-Atlantiques 
- Pyrénées-Orientales 
- Seine-Maritime 
- Somme 
- Tarn-et-Garonne 
- Var 
- Vaucluse 
- Vendée


• En Haute-Corse, où le préfet avait déjà interdit les rassemblements de plus de 10 personnes après 21h00, il a annoncé de nouvelles restrictions le 4 août.

Face à la flambée des contaminations, il avait instauré le plan blanc la veille. Le port du masque est étendu aux processions religieuses. Les mineurs devront le porter dans les soirées musicales et dansantes en extérieur. Les kermesses, fêtes de village et rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique sont interdits, tout comme les concerts dans les bars et restaurants. Par ailleurs, "l'activité des hôtels, café et restaurants s'arrêtera à 01h00 du matin", a indiqué le​​​​ préfet François Ravier. 
Tous les événements accueillant plus de 50 personnes dans des établissements recevant du public doivent être déclarés en préfecture "72 heures avant".
Le préfet avait déjà interdit le concert de Kendji Girac prévu le 28 juillet à Bastia. 

• Tour de vis en Bretagne
Dans le Finistère, le préfet a annoncé le 3 août le retour du port du masque obligatoire dans une vingtaine de communes touristiques et à forte densité du littoral, de 9h à 22h. Les villes de Morlaix, Quimper ou Brest (à l'exception de certaines zones comme les plages), sont notamment concernées. 

Les préfets des Côtes-d'Armor et du Morbihan avaient déjà étendu le port du masque le 30 juillet. 

Dans les Côtes-d'Armor, le préfet a décidé "d'étendre cette obligation du port du masque à certaines zones des communes littorales les plus touristiques de 9h à 22h", dont Paimpol, Perros-Guirec, Bréhat, Erquy ou encore Pléneuf-Val-André.

Dans le Morbihan, où se trouvent notamment d'importantes stations balnéaires comme Carnac ou Quiberon, le  masque de protection doit être porté "pour toute personne de 11 ans et plus (...) dans les agglomérations des communes littorales (...) et dans les agglomérations des communes de plus de 5.000 habitants", selon un communiqué de la préfecture. Le port du masque n'est toutefois pas obligatoire dans les grands espaces naturels et sur la plage. 

• En Loire-Atlantique,le masque redevient obligatoire dans l'espace public de 25 communes du littoral, autour de Saint-Nazaire et de Guérande, en raison de la "flambée constatée du variant delta", a annoncé le préfet de Région Didier Martin, le 29 juillet. Il a assorti cette mesure d'une interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique dans l'ensemble du département. Ces dispositions resteront en vigueur au moins jusqu'au 13 août. Sont toutefois exclus de cette obligation les plages et espaces naturels comme les marais de la Brière.

• Le préfet de Corse-du-Sud, Pascal Lelarge, a décidé, le 28 juillet, de rendre à nouveau obligatoire le port du masque à Ajaccio, dans la station balnéaire de Porticcio et à Baléone qui rassemble plusieurs centres commerciaux de la périphérie d'Ajaccio, à l'exception des espaces naturels et des plages. Cette mesure, en vigueur jusqu'au 18 août, ne s'applique pas aux personnes pratiquant une activité physique ou disposant d'un certificat médical justifiant de cette dérogation.

Pour les communes de la communauté d'agglomération du pays ajaccien et Grosseto-Pugna qui englobe Porticcio, les baptêmes, mariages ou autres cérémonies festives organisées dans des établissements rassemblant plus de 50 personnes "doivent faire l'objet d'une déclaration en préfecture" au "moins 72 heures avant l'événement". Les rassemblements non-déclarés de plus de 10 personnes sont interdits après 21H00 dans les espaces naturels (plages, parcs, jardins...) et sur la voie publique à Ajaccio et Porticcio où la vente de boissons alcoolisées à emporter et leur consommation sur la voie publique sont également proscrites.

• Même mesure dans le Vaucluse, département touristique, où la préfecture étend l'obligation du port du masque pour toutes les personnes de 11 ans et plus dans les rassemblements publics, les transports publics, les lieux de culte, les rues et espaces publics où la distanciation physique d'au moins deux mètres ne peut être respectée.

• En Haute-Savoie, face à des chiffres de contamination "très préoccupants", le préfet a décidé, jeudi, d'imposer le retour du port du masque en extérieur dans les villes et les lieux de rassemblement. Dès jeudi et jusqu'au 31 août, le port du masque est à nouveau obligatoire dans les communes de plus de 5.000 habitants, dans celles situées au bord des lacs (d'Annecy et Léman) et dans les communes les plus touristiques. 

Cette obligation, qui s'applique aux plus de 11 ans, est aussi valable, dans l'ensemble de la Haute-Savoie, pour les rassemblements de plus de 10 personnes, les marchés et brocantes et les files d'attentes des stades, salles de spectacles, gares, cafés et restaurants. La consommation d'alcool dans la rue et dans les parcs est interdite dans les communes concernées par l'obligation du port du masque.

• Sur tout le littoral atlantique, de la Vendée jusqu'à la frontière espagnole, le masque est de nouveau obligatoire en extérieur (hors plages ou parcs).
Sur la côte basque, la préfecture a pris cette mesure au moins jusqu'au 31 août. Le taux d'incidence est de 405 cas positifs pour 100.000 habitants.

• En Gironde, à partir de mercredi, la préfecture rétablit le port du masque obligatoire à Bordeaux centre et dans les zones touristiques, et interdit la consommation d'alcool sur la voie publique dans certains communes. 

• Dans l'Hérault jusqu'au 15 août, le port du masque est également redevenu obligatoire, à l'exception de six communes peu densément peuplées et des plages. Dans ce département, le taux d'incidence a plus que doublé en quelques jours et atteint désormais 470/100.000. 

Dans les Alpes-Maritimes, des restrictions (bars fermés à minuit, masques dans "les espaces denses") sont désormais imposées. 

• Le département des Landes a prolongé la semaine dernière jusqu'au 4 août les mesures restrictives qu'il maintenait déjà depuis la fin juin : interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes, des festivals de plein air, spectacles ou concerts avec du public debout; limite maximale de 5.000 personnes assises dans les établissements recevant du public; masque obligatoire dans les zones à forte densité des communes les plus touristiques; interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique et d'y diffuser de la musique. 

Le département justifie la prolongation de ces mesures par "un taux d'incidence en forte augmentation", à 124,3 pour 100.000 habitants au 22 juillet, près de trois fois plus important qu'une semaine plus tôt. Ce taux est "particulièrement élevé chez les 15-45 ans", à 321,7. "Cette dégradation de la situation sanitaire s'explique essentiellement par le brassage des populations en pleine saison estivale, par le relâchement du respect des gestes barrières et par la propagation très rapide du variant Delta très contagieux", expliquent la préfecture et l'Agence régionale de santé. 

• Le Varde son côté a opté pour le retour du masque dans l'espace public depuis près d'une semaine, en raison de la "nette dégradation des indicateurs épidémiques liée à la prévalence du variant Delta", notamment vers le littoral, dans la Vallée du Gapeau et dans le Pays de Fayence. Jusqu'au 2 août inclus, le port du masque est requis pour toutes les personnes de 11 ans et plus dans l'ensemble des voies et espaces publics de 58 communes, ainsi que le long des promenades et fronts de mer.

Cette obligation ne s'applique pas dans les espaces naturels, que ce soit les forêts, les plages ou les secteurs rocheux en bord de mer. De même, il est possible de tomber le masque pour les utilisateurs de moyens de déplacement individuel (vélo, trottinette, etc.) et pour les personnes pratiquant une activité physique et sportive. 

• Dans les Pyrénées-Orientales, le masque est désormais de rigueur dans les lieux assujettis au pass sanitaire. Le département avait été le premier à réinstaurer le port du masque en extérieur, sauf sur la plage et les grands espaces naturels, ainsi que la fermeture des bars et des restaurants à 23H00

• Le masque est également obligatoire dans l'Ariège, l'Aude, la Haute-Garonne, la Meurthe-et-Moselle et le Nord. Dans la Somme, le port du masque est obligatoire dans "l'ensemble des espaces publics propices aux regroupements dans lesquels les distanciation physiques ne peuvent pas être respectées", note la préfecture dans un arrêté du 13 juillet. 

• Dans le Calvados, plusieurs communes touristiques du bord de mer sont concernées : Deauville, Trouville, Honfleur, Caboug, Villers-sur-Mer et Blonville-sur-Mer (Calvados).


EN OUTRE-MER 

• La Polynésie française
a, à son tour, annoncé un tour de vis le 31 juillet. Les rassemblements publics sont désormais limités à 20 personnes et aucun événement rassemblant plus de 500 personnes n'est permis. Les mariages et anniversaires sont interdits dans les établissements publics, tout comme les concerts, expositions, brocantes et fêtes foraines. Très prisés en Polynésie, les bingos et combats de coqs sont aussi prohibés. Les discothèques et salles de bals sont fermées. Les compétitions sportives peuvent se tenir, mais à huis clos. Les veillées funéraires ne pourront accueillir que 15 personnes et les lieux de culte la moitié de leur capacité d'accueil.
Ces mesures sont entrées en vigueur samedi et pour un mois. Le haut-commissaire Dominique Sorain, plus haut représentant de l'Etat dans cet archipel du Pacifique sud, n'exclut pas un retour au couvre-feu et l'application du pass sanitaire, qui n'a pour l'instant pas été étendu à la Polynésie française. Il envisage également de limiter les déplacements inter-îles.

• La Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélémy sont venus rejoindre cette semaine La Réunion et la Martinique, qui étaient déjà en état d'urgence sanitaire depuis le 13 juillet.

• La Réunion, victime du variant Delta et très peu vaccinée, a renoué avec un confinement partiel en journée le 31 juillet, pour deux semaines, "renforcé d'un couvre-feu strict de 18H00 à 5H00", une première depuis le confinement du printemps 2020, a annoncé le préfet de La Réunion Jacques Billant, le 29 juillet. "De 5H00 à 18H00, les déplacements sont limités à un rayon de 10 km autour de son domicile du lundi au samedi" et ce rayon est "abaissé à 5 km le dimanche". 

• En Martinique, même problème : la campagne de vaccination ne décolle pas et à peine 15% des Martiniquais sont entièrement vaccinés. Un confinement a été mis en place à partir le 30 juillet pour une durée d'au moins trois semaines.

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