Covid-19 : bientôt vers un cocktail de vaccins ?

Covid-19 : bientôt vers un cocktail de vaccins ?
L'OMS estime que l'interchangeabilité des vaccins n'est recommandée à ce stade

publié le dimanche 11 avril 2021 à 19h00

Selon la Haute Autorité de Santé, cette stratégie de combinaison ne présente aucun risque supplémentaire d'effets indésirables. 

Après la décision des autorités sanitaires de réserver le vaccin AstraZeneca aux personnes de plus de 55 ans, de nombreux Français primo-vaccinés se trouvent dans le flou. Ils se demandent s'ils peuvent bénéficier d'un "cocktail" de vaccins.


Il s'agit d'administrer une dose d'un vaccin développé par un laboratoire puis, lors de la seconde injection, utiliser un autre vaccin. Peu évoquée lors du lancement de la campagne de vaccination au Covid-19, cette idée pourrait booster la course à l'immunité et peut-être même augmenter l'efficacité globale des vaccins.

Augmenter l'efficacité des vaccins ?

Le 9 avril, Olivier Véran a envisagé de rendre les vaccins ARN messager "interchangeables" entre deux doses. Le ministre de la Santé a évoqué cette possibilité afin de "simplifier" la campagne de vaccination contre le Covid-19. 

Dans un avis émis le 9 avril, la Haute Autorité de Santé recommande d'utiliser un schéma vaccinal mixte ou "prime boost", depuis qu'AstraZeneca est déconseillé aux jeunes, en raison d'un risque supérieur de thrombose, un effet secondaire très rare mais potentiellement grave. 

Pas de recommandation de l'OMS 

Si les données préliminaires et les éléments théoriques laissent penser que la stratégie du "prime boost" est salutaire, des études lancées par l'Agence Nationale de Sûreté du Médicament doivent préciser la durée et le niveau de protection ainsi obtenu.  

Pour l'OMS, "il n'y a pas de données adéquates pour dire si c'est quelque chose qui peut être fait". Les experts de l'organisation ont donc conclu "que l'interchangeabilité des vaccins n'est pas quelque chose qu'ils pouvaient recommander à ce stade", a déclaré Margaret Harris, porte-parole de l'OMS, lors du briefing régulier de l'ONU à Genève. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.