Covid-19 : aucune visière ne remplace le masque

Covid-19 : aucune visière ne remplace le masque
Une enseignante porte une visière dans une école de Oldham, dans le nord de l'Angleterre, le 7 septembre.

, publié le samedi 10 octobre 2020 à 15h00

Non, les grandes visières ou les "visières menton" ne protègent pas du virus. Elles exposent d'ailleurs leurs porteurs à une amende, dans les lieux où le port du masque est obligatoire, selon le ministère de la Santé. 




"Une visière n'est pas un masque de protection, elle ne correspond donc pas à l'obligation du port du masque", a fait savoir la Direction générale de la Santé cette semaine auprès de l'AFP. 

Vendues en ligne 

Le ministère avait déjà expliqué la semaine dernière que les "visières menton", qui ne couvrent que le bas du visage, ne sont pas considérées comme des masques de protection

Ces visières, vendues sur des sites de commerce en ligne, ont récemment fait leur apparition, alors que le port du masque est obligatoire dans les lieux clos accueillant du public, en entreprise et, dans la plupart des métropoles, en plein air.

En complément du masque 

Mais "ces objets ne peuvent en aucun cas être considérés comme un équipement de protection, ni pour la personne porteuse, ni pour les personnes qu'elle rencontre", avait averti la Direction générale de la santé, qui fait partie du ministère de la Santé.




Et même si elles peuvent protéger les yeux ou le nez des gouttelettes qui seraient directement projetées par une personne malade, les grandes visières ne doivent donc pas non plus être un substitut au masque. En revanche, elles peuvent être portées en complément de celui-ci.

Pas de protection si le porteur de la visière tousse ou éternue

Une étude publiée début septembre dans une revue scientifique américaine montre que les porteurs de visières en plastique et de masques à valve arrosent un vaste périmètre avec des gouttelettes après un éternuement ou une toux.

Dans un premier temps, la visière bloque la projection vers l'avant des gouttelettes, mais une quantité notable parvient à s'échapper par dessous et "dans une grande zone" devant et sur les côtés de la personne, ont écrit les chercheurs. 

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