Covid-19 : Alain Fischer espère "tomber le masque à la fin de l'été"

Covid-19 : Alain Fischer espère "tomber le masque à la fin de l'été"
Alain Fischer le 25 février 2021 à Paris.

publié le vendredi 07 mai 2021 à 08h38

Le "Monsieur Vaccin" du gouvernement compte sur la vaccination et le respect des gestes barrières pour que le masque ne soit plus obligatoire d'ici la fin de l'été. 

Un été sous le masque avant de pouvoir le retirer définitivement ? C'est en tout cas l'objectif affirmé d'Alain Fischer, le "monsieur Vaccin" du gouvernement, interrogé jeudi 7 mai par les lecteurs du Parisien. "Pour sortir de cette épidémie, le système repose sur deux pieds : celui de la vaccination et celui des mesures physiques et de distanciation.

Toutes les études démontrent que si on fait l'un sans l'autre, on ne s'en sort pas. Si tout le monde y met du sien ; des politiques aux professionnels de santé à la population, on devrait y parvenir. L'objectif : tomber le masque à la fin de l'été !", a affirmé Alain Fischer, responsable de la stratégie vaccinale en France.


Pour atteindre cet objectif, il est donc primordial que la population aille bien se faire vacciner. Interrogé sur la stratégie du gouvernement pour convaincre les plus jeunes en ce sens, Alain Fischer annonce la diffusion de "spots" pour pousser les jeunes adultes à se faire injecter le précieux sérum. "Quand l'heure sera venue, des spots seront dédiés aux plus jeunes. L'objectif est de faire parler des acteurs, des rappeurs, des sportifs. Mbappé serait idéal", a fait savoir le scientifique.


Impossible de choisir son vaccin 

Alors que les stocks de doses AstraZeneca peinent toujours à trouver preneur, Alain Fischer met les points sur les i : il reste toujours interdit de choisir son vaccin. "Pour les plus de 55 ans, ce vaccin a un rapport bénéfice-risque fantastiquement positif. Il protège de la même façon que Pfizer et Moderna. Je rappelle qu'en France, il y a eu vingt-huit cas connus de thromboses pour 3,5 millions de personnes vaccinées avec AstraZeneca. A l'échelle collective, si on laissait aux gens la possibilité de ne pas l'utiliser, cela retarderait la campagne de vaccination. Des centaines de milliers, voire des millions de personnes, auraient donc leur vaccin plus tard. Mécaniquement, certaines tomberaient malades, et même mourraient. Il faut donc que les personnes éligibles à AstraZeneca se fassent vacciner. Sinon, on perdra des vies". 

Alors que la vaccination pour tous est prévue dès le 12 mai en fonction des doses restantes, Alain Fischer prévient qu'il restera toujours très difficile de se faire vacciner si on n'est pas prioritaire. "Le nombre de doses disponibles reste inférieur à celui des demandes. Peut-être, cette mesure concernera quelques dizaines de milliers de personnes, et c'est toujours cela de pris. Mais le 'vrai' élargissement à tous se fera à la mi-juin".   

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