Covid-19 : à quand un assouplissement sur le port du masque ?

Covid-19 : à quand un assouplissement sur le port du masque ?
(Photo d'illustration)

publié le dimanche 30 mai 2021 à 11h08

Un responsable du Haut Conseil de la santé publique assure dimanche 30 mai au Parisien que l'instance pourrait rendre un avis sur le port du masque "en quelques jours" si elle était saisie par le ministère de la Santé.

Alors que la situation sanitaire liée au Covid-19 s'améliore et que la campagne de vaccination bat son plein, la question du port du masque obligatoire à l'extérieur se pose de plus. Avec la réouverture des terrasses et le retour du beau temps, la tentation est grande de l'ôter.

"Si ça continue à s'améliorer, probablement que, à l'été", ce sera possible, a estimé la semaine dernière Emmanuel Macron, confirmant ainsi les propos du ministre de la Santé Olivier Véran. 



Sans attendre l'horizon estival, certaines villes ou préfectures ont néanmoins déjà allégé, voire levé l'obligation de porter le masque barrière. C'est notamment le cas dans le Cher, la Creuse, la Lozère, les communes de moins de 10.000 habitants dans le Puy-de-Dôme, dans les Alpes-Maritimes, en Charente-Maritime ou encore à Arcachon. Alors, à quand l'abandon du masque dans toute la France ? 

"Il est trop tôt pour dire on le lâche à l'extérieur. À l'intérieur, n'en parlons même pas ! Mais la pression épidémique étant de moins en moins forte, sans doute va-t-il falloir réévaluer son utilité, notamment dans certaines zones à l'air libre", souligne auprès du Parisien l'entourage du ministre de la Santé.


Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) attend de son côté une saisine du ministère pour pouvoir s'exprimer sur le sujet. "Nous pourrions rendre un avis en quelques jours",  assure au quotidien francilien le coprésident de son groupe de travail Covid-19, le professeur Didier Lepelletier, spécialiste de la prévention et du contrôle des infections au CHU de Nantes (Loire-Atlantique). 

L'expert estime qu'il faudrait diviser l'espace extérieur. "En clair, ce serait : si vous êtes seul, ne portez pas de masque, vous n'avez personne à protéger. Si vous êtes entouré d'une forte densité de personnes, continuez à le mettre", explique-t-il. Alors qu'aux Etats-Unis, les Américains vaccinés son autorisés à lâcher le masque, Didier Lepelletier assure que la situation n'est pas comparable. "Ils ont un trimestre d'avance sur nous sur la vaccination. Nous commençons juste celle des 20-40 ans qui est la population qui transmet le plus", insiste-t-il.

De son côté, Patrick Chamboredon, président de l'Ordre des infirmiers, juge qu'"il est trop tôt pour abandonner (le masque), même à l'extérieur." "Tant que l'immunité collective n'est pas atteinte, il faut rester prudents. Certes, les réas se désemplissent, mais cet été, les soignants seront confrontés à une forte activité avec toutes les reprogrammations. Se relâcher maintenant, c'est prendre le risque de voir l'épidémie flamber à nouveau!", alerte-t-il auprès du Parisien. 
 

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