Covid-19 à l'école : "On ne peut pas dire qu'il y ait une explosion, le mot est trop fort", estime Jean-Michel Blanquer

Covid-19 à l'école : "On ne peut pas dire qu'il y ait une explosion, le mot est trop fort", estime Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer le 3 décembre 2021.

publié le mardi 07 décembre 2021 à 11h24

Pour le ministre de l'Éducation nationale, la forte hausse du taux d'incidence chez les enfants est surtout due au changement de protocole à l'école, entraînant une forte augmentation des volumes de tests chez les enfants.

Alors que la cinquième vague du Covid-19 déferle sur la France, le gouvernement a annoncé lundi 6 décembre une série de "mesures de vigilance", en musclant notamment le protocole à l'école primaire et précisé un calendrier pour la vaccination des 5-11 ans.


 
Le taux d'incidence explose en effet chez les 6-10 ans. Au 3 novembre, il était de 955 cas pour 100.000 personnes, contre 431 sur l'ensemble de la population, selon les chiffres de Santé publique France.

Un terme que réfute le ministre de l'Éducation nationale. "On ne peut pas dire qu'il y ait une explosion, le mot est trop fort, il y a un taux d'incidence qui est en train d'augmenter", a nuancé Jean-Michel Blanquer mardi matin sur RTL

"Ce qui a explosé, c'est le nombre de tests faits pour les enfants (...) Avant les vacances de la Toussaint, il y avait trois fois moins de tests chez les enfants que chez les adultes", a précisé le ministre. Pour rappel, depuis la semaine dernière, les classes ne ferment plus au premier cas de Covid-19 : les élèves qui peuvent fournir un test négatif sont autorisés à revenir en classe.

Interrogé sur la possibilité de rallonger les vacances, en cas de flambée des cas, Jean-Michel Blanquer a affirmé n'écarter aucune hypothèse. "On a toujours sur la table toutes les hypothèses. On est pragmatique depuis le début. Cette hypothèse-là, on peut toujours l'imaginer mais ce n'est pas l'hypothèse privilégiée", a indiqué le ministre. 

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